au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

Oremus (← c’est pour faire cultivé, c’est du latin et ça veut dire « prions »).

« L’enfant est au centre du système éducatif », on n’invente rien, c’est la prière commune de nos législateurs, depuis sa mise sur le marché par l’adoption d’une Loi d’orientation en 1989. Enfin, ils le répètent à chaque fois qu’ils parlent de l’école lors de leurs réunions de Législateurs appelées assemblées qui se réunissent au Palais Bourbon à Paris. C’est beau, ça sonne bien, et en plus, ça a du sens, du vrai sens.

Lorsqu’un Conseil d’école vote un truc, cela devient, si cela est bien conforme aux textes régissant les écoles, un truc officiel reconnu par l’Éducation Nationale. Sinon, l’Éducation Nationale désignerait des parents qui seraient des parents marionnettes, des alibis pour que l’ »intérêt du service » prime sur l’ »intérêt de l’enfant ». Et ça, c’est pas possible, ça se saurait… Donc, le conseil d’école est le lieu de réunion de la majorité des éducateurs de l’enfant et constitue ce que l’on appelle l’équipe éducative.

Lorsqu’un Conseil d’école vote un truc, et surtout à l’unanimité (des présents et des représentés), c’est la Loi applicable à tous dans la vie scolaire de cette école précise.

Lorsqu’un Conseil d’école vote un truc, les représentants de ce que dans le sérail Educ Nat on appelle l’Administration siègent de droit, ainsi que les représentants de la Commune où est située l’école.

Lorsqu’un Conseil d’école vote un truc obligatoire qu’on appelle règlement intérieur et qui régit les relations enseignants-élèves-parents-éducateurs au sein de l’école, il faut en vérifier la conformité avec le règlement départemental des écoles.

Si le Conseil de l’école Jeanne Miquel de Coursan vote le 5 novembre 2010 son règlement intérieur, c’est que tout le monde souhaite logiquement voir appliquée par la suite, la Loi commune.

Si, après débat, l’article 7/5 entre autres, est voté à l’unanimité, envoyé joint au Procès-verbal de séance à monsieur l’Inspecteur de la Circonscription qui en vérifie la conformité avec les textes et règlements de l’éducation nationale et avec le règlement départemental et approuve de facto tacitement ce qu’il est censé avoir voté. 2 conseils d’école ont eu lieu depuis, sans opposition de l’ »Administration » et tout le monde est donc tenu d’appliquer le texte qu’il a signé et qui est imposé à la signature de chaque parent mais aussi de chaque enseignant et de chaque enfant.

Dura lex sed lex, la Loi est dure mais c’est la Loi…

Alors, pourquoi les parents « clowns », les élus de l’ »association » FCPE coursanno-miquelienne ne respectent-ils pas ce qu’ils votent ? Pourquoi l’administration les soutient-ils ? Pourquoi les enseignants ne hurlent-ils pas ? Pourquoi l’Inspecteur de l’Académie ne lance-t’il pas l’enquête administrative que le Ministère exige à chaque fois que le sujet de l’article 7/5 est malmené ?

Pourquoi les élues de l’aderep passent-elles pour des imbéciles à vouloir à tout prix exiger l’application de cet article ? Pourquoi un simple Inspecteur de Circonscription (soutenu à ses dires par le service juridique du Rectorat) se permet-il de juger qu’il n’y a pas infraction, que l’article 7/5 est par conséquence malléable et interprètable ?

Alors, il la crache sa Valda, le rédacteur de cet article ? Parce que sur ce blog, y a pas que des parents, des enseignants, des éducateurs qui ont signé donc lu et approuvé l’article 7/5 et qui l’ont appris par coeur, il y a aussi des personnes qui sont tombées sur http://aderep.unblog.fr par hasard, en demandant à deux heures du mat à monsieur Google, après avoir tapé « recette de la tarte Tatin » et « dernier tube de Lady Gaga », si « aderep.unblog », ça voulait dire par hasard quelque chose.

Article 7/5 du règlement intérieur de l’École Miquel voté à l’unanimité du conseil de l’école Jeanne Miquel le 5 novembre 2010 : Toute démarche à but commercial en direction des enfants est interdite dans les écoles. Aucune diffusion publicitaire ne se fera par l’intermédiaire des enfants. Le cas échéant, et après avis du Conseil des Maîtres, un affichage pourra être effectué sur le panneau situé en façade de l’école.

Un mois et demi après avoir voté cela, la FCPE Miquel organisait un goûter de Noël à l’attention des enfants (nous, on aimerait bien un « goûter de l’école », c’est plus neutre et moins électoraliste et manipulateur), puis, par l’intermédiaire des enfants et par voie d’affichage, remerciait par la suite m. et mme ROQUES pour avoir donné des mandarines. Oui, ben et alors, c’est gentil, sympa et généreux de leur part, non ? Certes, mais sûrement pas désintéressé puisque la FCPE Miquel précisait « vendeurs de primeurs », ça a le goût, ça a l’odeur, ça a le nom de la publicité commerciale et le pire, c’est qu’il s’agit d’une opération commerciale, puisque l’on appelle ainsi partout ailleurs une opération de marketing ou de sponsoring. La distribution de cadeaux gratuits a été interdite dans les paquets de lessives mais pas dans les sachets du goûter de Noël de la FCPE Miquel. M. et mme ROQUES que nous ne connaissons pas n’avaient peut être pas voulu cette publicité, mais comme nous, aderepiens, étions montés aux créneaux, z’avaient en plus affiché cette publicité sur le panneau de leurs élus.

Que celles et ceux qui ont voté (ou auraient du voter s’ils avaient été présents ce jour-là) l’article 7/5 n’ont pas quant à eux réagi, pensant que l’instrumentalisation de l’enfant, c’est pas si grave que ça, et puis que c’est que des gens de Coursan, alors, c’est pas si grave que ça, et que c’est des gentils producteurs, et que les fruits étaient bons c’est donc pas si grave que ça, c’est une chose. Déplorable, non réglementaire, stupide aussi, mais soit, moins grave que…

Quid donc du Grand Chef, celui qui est le gardien du Dogme et des Textes, le bras armé de l’Éducation Nationale, premier échelon de la hiérarchie, l’Inspecteur de Circonscription ? Relisez le courrier qu’il a mis 100 jours à pondre, il n’a rien vu, y a pas de commerce dans la vente de fruits, métier exercé par ces commerçants bienfaiteurs, y a pas de publicité dans l’affichage d’un sponsor, y a pas de diffusion d’un texte par l’intermédiaire des enfants à des fins publicitaires.

Jeu de Collin-Maillard

Au fait, Monsieur l’Inspecteur de la 2° Circonscription de Narbonne, y a pas d’article 7/5 dans le règlement intérieur de l’école Jeanne Miquel que vous devez faire appliquer ou pas eu de vote souverain du Conseil d’école, dont vous êtes membre de droit, le 5 novembre 2010 ?

3singes.jpg Ne voir que d’un oeil, n’entendre que d’une oreille, savoir toujours se terrer… oupssss, se taire…

Si on se fout de l’article 7/5, ou si on l’interprète selon le sens du vent (influant lui-même sur le balancement de la queue de la vache), cela veut dire que le 7/1 ou le 7/2 n’ont plus aucun sens et ne méritent pas plus d’intérêt. Au fait, le 7/2 interdit l’introduction d’armes dans l’école, ça fait un peu plus prendre conscience du sérieux et du respect à la lettre dus au règlement intérieur ?



monsieur l’inspecteur, de qui vous moquez-vous ?

Le 25 février dernier, nous avons questionné officiellement monsieur l’Inspecteur de la 2° Circonscription sur de surprenantes pratiques publicitaires et commerciales visant les familles mais prenant les enfants en otage pendant le temps scolaire, ressortons ce courrier que vous avez peut-être lu déjà dans ce dossier :

250211lettreienrespectdelaneutralit1.jpg250211lettreienrespectdelaneutralit2.jpg 

Il nous répond, ce 5 juillet, enfin, il fait semblant de nous répondre par pure forme, parce que sur le fond, on ne comprend rien (voir le commentaire dans la rubrique boomerang) :

05.07.11 Lettre IEN Narbonne2

Décidément trop stupides, les membres du conseil d’administration de l’aderep, consultés par le Président de notre association, assument avec lui, cet accusé de réception d’une lettre sans numéro de classement administratif et dont copie a, lisez la fin, été adressée à monsieur l’inspecteur d’Académie de Montpellier ! Nous avons donc été obligés, noblesse et surtout politesse exigent, d’envoyer copie du schmilblic à l’échelon supérieur de la voie hiérarchique comme ils disent, et aux services juridiques du Rectorat, puisque monsieur l’IEN nous transmet la position de ces éminents juristes :

10.07.11 Lettre à IEN 1de2

10.07.11 Lettre à IEN 2de2

Les annexes à ce courrier, nouveaux éléments à charge (il y en a d’autres) :

Affichage public Tract poux

A l’origine, bêtement, nous demandions entre autre chose si extorquer des sous-sous, en temps scolaire à des élèves pour financer la caisse d’une fédération de parents, la FCPE clowno-coursannaise pour ne pas la citer, c’était pas un tantinet illégal et anti constitutionnel puisque en fait, cela l’est totalement. L’on sent que pour la suite du dossier et dans le but présumé de ne pas avoir à nous donner raison (conformément aux textes en vigueur), il va s’imposer de réveiller monsieur le Ministre de l’Education en pleine nuit, au vu de l’urgence, mais… dans cent jours, parce que c’est un lent dans ses non-réponses, visiblement, notre Inspecteur !



atsem, agent territorial de service des écoles maternelles, déesse shiva à coursan

L’ATSEM, anciennement ASEM, anciennement femme de service ou aide maternelle, mais toujours, soit Tatie, soit Maîtresse pour l’enfant de la maternelle a une bien drôle situation et un bien difficile métier. Rendons-lui hommage. Parce que sans elle, rien ne fonctionnerait dans nos écoles. Et au fur et à mesure que le Dieu Chronos nous rapproche de la fin du Monde, leurs épaules se chargent de plus en plus de n’importe quoi.

Avant, dans le bon vieux temps où les garderies s’appelaient simplement garderies, les ATSEM appelées aides maternelles gardaient les enfants de 2 à 6 ans. Elles n’étaient pas ou peu diplômées, et après avoir aidé les enseignant(e)s pendant le temps scolaire, elles gardaient les enfants, à l’époque, 40 heures pour un SMIC, comme agent communal. Et, pour préserver son domaine de chasse si l’on peut dire, l’éducation nationale interdisait de faire quoi que ce soit en classe sans être sous la coupelle (férule parfois mais c’était de l’abus) d’un enseignant.

Prenons les mots comme ils nous viennent et comprenons-les : 

La gardienne garde, l’aide maternelle aide, l’enseignant enseigne, la femme de ménage balaye.

Oui, parce qu’à l’époque, la femme de service ne se servait d’un chiffon que pour nettoyer le plus gros, par exemple le vomi d’un enfant, le détail du nettoyage, c’était un autre personnel communal, la femme de ménage.

C’était pas mieux qu’actuellement, mais tellement plus simple.

Alors, monsieur le technocrate est descendu de sa calèche ici comme dans tous les bourgs de France et a redéployé, redéfini, économisé et d’après lui simplifié, en créant Shiva, la déesse de nos écoles, la moderne ATSEM des rêves du plus fou des docteurs Folamour. ATSEM, c’est plus communal, c’est territorial, ça en jette, mais bon, c’est toujours SMIC, la base salariale.

Elle était sous employée, allez, zou, nettoyage en plus et en profondeur, deux bras greffés. C’était simple et au même prix, avec stages de une semaine de formation au maniement de la serpillière (si, on vous l’affirme, on a vu ça, on peut en témoigner).

Donc l’aide maternelle aide, mais en plus, elle nettoie officiellement, elle « technicie » en surface.

Comme elle intervenait parfois un peu plus longuement que nécessaire en classe quand un « café pédagogique » d’enseignant(e) s’éternisait par exemple, elle animait aussi. « Couvrons-nous en cas d’accident, se dit le technocrate, imposons-lui le diplôme du BAFA, base du monitorat en colonie de vacances, et intégrons-la dans l’équipe éducative. Quatre bras en plus, et des heures de réunions supplémentaires, ça lui apprendra ! »

Shiva

Aide, Nettoie, Anime, Eduque, ShivATSEM prend corps.

Jadis, une école maternelle était une école, une aide était une aide, un enseignant était un enseignant, parfois il faisait même de la pédagogie, et donc, la société lui avait réservé un nom adapté, tiré du latin et rien que pour lui, pédagogue.

« Comme Shiva semblait manquer de compétences, à l’époque où elle n’a plus que 35 heures, la fainéante, pour manipuler ses 8 bras, on va lui en greffer 2 autres, on va l’appeler pédagogue en inventant un nouveau nom à la garderie, l’ALAE, qui (nous avons les textes à votre disposition) aura vocation de garderie et d’animation à caractère pédagogique, pensa à haute voix le technocrate ».

ATSEM ←Dessin piqué sur un blog de la cfdt (merci du prêt, c’est pour la bonne cause)

Oui, enseignants, parents, et simples quidams, vous avez bien lu, la pédagogie n’est plus réservée, comme on continue à nous le fait croire, aux seuls pédagogues, formés (Master + 2) pour un métier précis, l’enseignement, mais ouvert aux personnes titulaires du seul BAFA, un brevet d’animateur. Et voilà ATSEM-Shiva qui a dix bras, mais en avait-elle envie, et lui a-t’on demandé son avis ?

Bon, et alors, nous direz-vous, c’est grave ? Pfff, réfléchissez un peu, si ATSEM pour SMIC fait même travail que Prof pour SMIC x 3, et nettoyage, animation, bientôt jardinage et peinture, que seront nos écoles maternelles d’ici peu ? Comme dans d’autres pays, une simple garderie, un « jardin d’éveil » avec des Shivas sur-exploitées et non suffisamment formées qui font les carreaux avec les enfants (on ne peut plus parler d’élèves sauf à user de mauvaise foi) aux pieds de l’échelle. Qui se révoltera alors que l’avenir de nos enfants soit gravement compromis ? Rajoutons aussi qu’une aide par la suppression de la formation des Profs en IUFM créera un vide et aidera Shiva dans sa progression sociale et dans le format de sa carte de visite, pas dans la promotion salariale, faut pas déc… non plus.

« Quatre-vingt pour cent des élèves au BAC », hurle le technocrate tout en supprimant 3 ou 4 années de scolarité pré-élémentaire.

Déesses ShivATSEMs, vos 10 bras nous en tombent !



90 places de périscolaire sous la cape d’invisibilité de harry potter

L’argent de nos impôts et nos cotisations sociales servent entre autre à payer les collectivités territoriales dont la Mairie de Coursan (de droit public), mais aussi la CAF (de droit privé) et son pactole à subventions, afin que sur tout le territoire de la République, la solidarité s’exerce.

La Mairie de Coursan se vante de ne pas avoir augmenté les impôts depuis 9 années consécutives. Pour ne pas pénaliser les familles en période de crise, …parait-il. Le prix de la cantine augmente quant à lui régulièrement de plus de 1% par année et l’accès y est illégalement restreint et, pour ceux qui ont le bonheur d’en bénéficier, de plus en plus cher. Mais si ceux qui ont effectivement besoin de la solidarité ne peuvent inscrire leurs enfants à la cantine, et donc à l’ALAE, on fait de l’anti-social, en se plaignant du manque de moyens que l’on ne cherche pas. Ou alors, …

… Manquerait plus que cette Mairie demande le subventionnement de la CAF pour 90 enfants qui n’y sont pas (en février de cette année) …puisqu’ils n’y ont pas eu réglementairement accès et sont donc très officiellement refusés.

magie.jpg   Que Jupiter nous pardonne cette traduction approximative, « et XC locos fit », c’est du langage de magicien de cuisine, ça veut dire en gros « et il se créa 90 places »

Au fait, dans ce jonglage de vos prélèvements sociaux et fiscaux, qui paye donc pour que solidairement les enfants des familles démunies puissent admirer par la fenêtre et sans y avoir accès, les chaises non utilisées de la cantine ? Via la Mairie ET via la CAF, c’est uniquement la gestion de VOTRE argent !

Ici, le temps de travail du personnel ATSEM de nos écoles maternelles, le personnel qui encadre la restauration scolaire et anime l’ALAE, a été tellement tiré que :

  • primo, la maternelle a vu son encadrement diminué (temps grapillé sur temps post-scolaire pour gérer l’encadrement périscolaire),

  • secundo avec ses deux services de restauration, la partie strictement ALAE est passée de 1h30 subventionnées à 1 heure de facto, même subventionnement mais prestation moindre de 1/3, le personnel d’encadrement en nombre limité qui surveille la cantine n’étant pas dé-multipliable,

  • tertio, il est impossible d’accueillir plus de 110 élèves (ce que le directeur de l’ALAE situe au second conseil d’école de Miquel comme le maximum gérable) en respectant le taux d’encadrement imposé par la CAF, à moins d’embaucher près de 6 personnes supplémentaires, ce qui, sans augmentation des impôts est mathématiquement impossible,

  • quarto, l’exiguïté du site impose un troisième service de cantine (donc réduire l’ALAE à une demi-heure) si l’on veut accueillir plus d’enfants, et donc, aux dires publics d’un adjoint, un changement des horaires des écoles, ce qui se fera quand les poules auront mangé des graines polluées par un éventuel accident à l’usine de retraitement de Malvesi et qu’enfin elles auront des dents (entre nous, monsieur l’adjoint, c’est faux, il suffit de créer un deuxième site ALAE et avouer enfin que le magnifique local de cantine est notoirement insuffisant en places d’accueil en ouvrant un deuxième lieu de restauration). Quelle dilapidation de moyens et quelle impéritie !

Au vu des résultats de l’enquête quantitative sur l’accueil périscolaire dans le Grand Narbonne, en février 2011, monsieur Azalbert, adjoint au Maire chargé des écoles nous avait officiellement reproché de ne nous être intéressés qu’au quantitatif et d’avoir sur ce sujet égratigné injustement la Commune de Coursan qui faisait tant d’efforts sur la qualité !

Maintenant que l’on se penche tout doucement sur le qualitatif de l’accueil, nous sommes horrifiés de ce que nous découvrons, et ce n’est pas fini, on en découvre tous les jours un peu plus, on vous le racontera, c’est promis, diffuser l’information au plus grand nombre, c’est donner le Pouvoir à celui qui doit l’avoir en démocratie, c’est à dire, le Peuple. A ce propos, n’hésitez pas à contacter vos élus de tous bords et demandez leur pourquoi ces informations précises qu’ils détiennent sur le sujet ne vous ont pas été transmises. Ils sont en place parce que vous l’avez décidé et pour vous représenter ! Ils vous doivent des comptes.



intox, mensonge ou incompétence…

Les parents qui n’ont pas accès au périscolaire peuvent se faire aider, pour alléger la facture de la cantine, par la CAF et par le CCAS, nous dit officiellement la Mairie lors de notre assemblée générale, par la voix de ses édiles.

Effet boomerang

Renseignements pris auprès de la Caisse d’Allocations Familiales de l’Aude, c’est du grave fout… de gu… public. EN AUCUN CAS, MEME POUR LES PLUS DEMUNIES, LA CAF N’AIDE LES FAMILLES A PAYER UNE QUELCONQUE PARTIE DU PRIX DU REPAS DE L’ENFANT. La restauration scolaire n’est pas de son domaine de compétence.

De la part de l’adjointe au Maire de Coursan chargée de l’action sociale, c’est a minima surprenant, elle aurait dû savoir que le Conseil Général, par le volet « aide sociale », peut éventuellement aider les familles sans travail à payer le repas, mais encore faudrait-il que :

1. Effet boomerang Madame l’adjointe au Maire le sache ;

2. Effet boomerangMadame l’Adjointe au Maire connaisse monsieur le Conseiller Général de notre Canton et le sollicite (on va l’aider, c’est un bureau qui est tout près du sien et c’est une personne qu’elle tutoie quand elle le croise, son nom commence par un P et termine par un A, il se prénomme Gilbert) ;

3. Effet boomerang Les personnes qui ont réellement besoin de la cantine et qui pourraient bénéficier de l’aide puissent accéder à la restauration scolaire ;

4. Effet boomerangPour que la CAF puisse aider la Commune en payant une partie de l’ALAE aux enfants de chômeurs (c’est dans sa vocation et dans son objectif clairement affirmé), il faudrait que les enfants de chômeurs puissent y être inscrits. C’est réglementairement impossible à Coursan, alors quepour la CAF de l’Aude (et pour les signataires des conventions ALAE, donc), c’est réglementairement interdit d’interdire l’accès aux plus démunis. Au fait, la CAF a dû beaucoup apprécier d’apprendre qu’elle subventionnait pour les pauvres qui n’y avaient pas accès… Grrrrrrrr, ces 200 places enregistrées par la CAF pour 110 enfants accueillis ! On se prend à croire que c’est autre chose qu’une erreur de chiffres. On écrit toujours de trop…

Alors, mensonge sciemment et froidement énoncé publiquement devant la presse ou affichage d’incompétence ? Vous commencez à nous connaître, nous, on penche plutôt vers l’incompétence.



boomerangs réactifs info-récréatifs à buts non lucratifs

Il devait avoir peur, monsieur l’Inspecteur de l’éducation de la circonscription de Narbonne 2 pour avoir mis 100 jours exactement pour déchiffrer et tenter de répondre à notre lettre du 25 février 2011 concernant la neutralité commerciale des écoles (consultez sur ce blog la rubrique idoine, on ne va pas vous mâcher le travail).

Non, c’est pas bon, on recommence…

Il devait avoir oublié notre courrier dans le classeur « il est urgent d’attendre », monsieur l’Inspecteur de l’éducation de la …

Non, toujours pas ça…

On va le faire bucolique et champêtre, à la limite vacancier :

Au moment de se lever de son super magistral fauteuil pour juillet-tiser à l’instar de quelques uns de ses contemporains, monsieur l’Inspecteur de la 2° circonscription de Narbonne de l’éducation nationale s’est soudain aperçu qu’il s’était bien involontairement assis il y a quatre mois sur un courrier officiel de l’aderep lui demandant de prendre toute sa place dans la défense de la neutralité commerciale imposée à l’École par la République Française, neutralité que, preuves à l’appui nous sentions en danger, coursannais droit coutumier de la vente de crêpes en temps scolaire au profit d’une association de parents (les clowns pour ne pas les citer), et publicité distribuée aux parents par un tract d’information remerciant un producteur de primeurs nommé (non, on n’en rajoutera pas, de la publicité), pour un don aux enfants en temps scolaire. Bon, vous avez suivi cette introduction imagée ? Si oui, vous êtes mûrs pour la suite !

On se sent grandis par ces cent jours quasi napoléoniens ! C’est honorificatoire (là on s’est imposé l’invention d’un nouveau mot français tant ce délai administratif de réponse est absurde). Nous nous permettons de soupçonner ici une intervention extérieure qui aurait poussé soudain ce trop réfléchi serviteur de l’État à retrouver avec surprise, notre courrier dérangeant, et donc à y faire réponse (merci à l’intervenant Gnafron et son célèbre bâton, qui se reconnaîtra sûrement à la lecture de ce boomerang, special dédicace for you, my dear). Notre paranoïa nous pousse à penser que nous avons des amis hors de notre association.

Que monsieur l’Inspecteur troque son complet de commis de l’Etat pour une tenue balnéaire ne mérite pas un boomerang, juste nos meilleurs voeux de récupération pour cette année scolaire que nous lui avons aidé à bien passer, et surtout notre espoir de le voir en pleine santé à la rentrée qui s’annonce, nous aurons, nous aussi, encore besoin de lui, nous serons là en septembre, toujours plus nombreux, toujours plus droits dans nos bottes en caoutchouc.

Non, l’escadrille de boomerangs, c’est bien le courrier qu’il envoie à not’Président, courrier daté du 5 juillet et pour lequel ledit Président fait, quant à lui, véritable réponse. Parce que de réponses à nos questions, d’argumentations face à nos preuves, de textes légaux face à des pratiques locales peu scrupuleuses, il n’en est point question. Dans un argumentaire évoquant la déontologie de la presse (information ou publicité), pérorant sur un « projet de loi » déposé au Sénat et concernant la publicité pour la vente de boissons alcoolisées, inventant un « temps scolaire récréatif » là où il y a activité pédagogique sportive, refusant de voir passer l’euro de la crêpe vendue à l’enfant sous ses yeux, mais évoquant une « crêpe partie », il a décidé de son propre chef, de s’envoyer une volée de boomerangs z’affûtés de l’aderep. Jugez-en par vous-même à la lecture de ces passages des dits courriers :

Inspecteur (le 5 juillet) : « J’ai lu avec attention votre courrier du 25 février 2011 (…) »

Effet boomerang

Président (le 8 juillet) : « (…) cela dénote malheureusement votre application à vouloir manquer de respect envers certains partenaires des équipes éducatives en traitant avec aussi peu de sérieux dans votre bien tardive réponse, une association (…) »

Inspecteur (le 5 juillet) : « (…) J’ai étudié de manière très attentive votre argumentation avec le service juridique du rectorat de l’académie de Montpellier (…) »

Effet boomerang

Président (le 8 juillet) : « (…) Il a fallu bien moins de quatre mois au juriste consulté par l’aderep courant février pour constater (…) »

Inspecteur (le 5 juillet) : « (…) Il en (de l’étude par le service juridique, ndlr.) ressort que la publication par un quotidien local dans la page d’information d’un article relatant la « journée crêpe », il s’agit (sic) d’une information qui n’a pas de connotation publicitaire (…) »

Effet boomerang 

Président (le 8 juillet) : « (…) Je pense donc ne pas m’être correctement exprimé dans le courrier en question, puisqu’aux circulaires ministérielles données en références (au sujet de la vente de crêpes par et pour la FCPE en temps scolaire, ndlr.), vous opposez un « projet de loi » qui vise à savoir si la retranscription d’un évènement dans un journal, en ce cas précis, le Midi Libre, est une information ou une publicité, (…) »

Inspecteur (le 5 juillet) : « (…) En l’absence de réglementation précise concernant la distinction entre publicité et information, il a été déposé une proposition de loi au Sénat dans le domaine des boissons alcoolisées (…) (suit une envolée lyrique sur les articles de presse qui leur font publicité sans contrepartie financière, ndlr.)« 

Effet boomerang

Président (le 8 juillet) : « (…) Comme dirait un examinateur lambda, c’est un exemple type de « hors sujet », mais, je le comprends, tant il semble que le droit coutumier ait remplacé ici l’application stricte de la réglementation à laquelle vous devez être, à vous lire, attaché autant que moi, c’est-à-dire viscéralement. (…) Je me permets ici de me faire l’avocat du diable en vous demandant si, lorsque Ronald Mac Donald, ayant vocation quant à lui de vendeur de hamburgers, vous sollicitera pour faire des clowneries gustatives gratuites dans les écoles de votre circonscription en « temps scolaire récréatif », via éventuellement la complicité d’une fédération de parents d’élèves, vous considérerez alors qu’il s’agit soit d’une « animation récréative » à vocation pédagogique, soit d’une « information » des enfants et des familles mais, à vous comprendre par l’absurde, en aucun cas, de publicité (…) »

 Inspecteur (le 5 juillet) : « (…) En ce qui concerne l’animation récréative qu’a effectuée la fédération de parents d’élèves mise en cause, l’activité s’est déroulée pendant le temps scolaire récréatif, et ne constitue pas une pratique illégale violant le principe de neutralité de l’école publique (…) »

Effet boomerang

Président (le 8 juillet) : « (…) à une vente de crêpes pendant le temps scolaire, au profit exclusif d’une association, vous me répondez « crêpes partie » et « animation récréative ». Cela fera sûrement plaisir aux enfants qui n’avaient ni les moyens financiers ni la santé (crêpe : sévèrement contre-indiquée pour les nombreux allergiques au gluten, ndlr.) pour « s’animer de façon récréative » à cette « crêpe partie » pédagogique (…) »

Inspecteur (le 5 juillet) : « (…) Très soucieux, tout autant que vous, du respect de la réglementation, je rappellerai (…) »

Effet boomerang 

Président (le 8 juillet) : « (…) Vous vous dites soucieux du respect de la réglementation, c’est, je vous l’accorde, souhaitable par rapport à la noble maison que vous représentez et à la fonction de serviteur de l’Etat pour laquelle vous êtes rémunéré. Je n’avais aucune raison d’en douter jusqu’à présent. (…) …tant il semble que le droit coutumier ait remplacé ici l’application stricte de la réglementation à laquelle vous devez être, à vous lire, attaché autant que moi, c’est-à-dire viscéralement (…) »

Bonnes vacances, monsieur l’Inspecteur, vous semblez en avoir grandement besoin après un tel effort. On ne se méfie jamais assez du retour de boomerangs. Sic transit gloria mundi. 



tiens… on se réveille !

Après cent jours de réflexions que l’on pourrait imaginer aussi diverses que douloureuses, Monsieur Roques, Inspecteur de l’Education Nationale (IEN) de  la 2° Circonscription de Narbonne nous répond avec force arguments pertinents. Nous ne manquerons pas de lui faire réponse dans un délai plus respectueux de notre interlocuteur. En attendant quelques heures, imprégnez-vous de la prose administrative et cherchez-y les réponses à nos questions posées le 25 février de cette année, nous, nous n’avons pas trouvé grand chose, notre prise de position n’en sera que plus cinglante.

05.07.11 Lettre IEN Narbonne2



bonnes vacances

A toutes celles et à tous ceux qui ont la chance de partir, revenez-nous entiers;

A toutes celles et ceux qui restent chez eux, bonnes siestes, bonnes baignades, bonnes glaces, … ;

A toutes celles et ceux qui sont toute l’année en vacances, y’a un peu plus de bouchons sur les routes par ici, bonne patience ;

Aux enfants des écoles, ne brûlez pas les maîtres au milieu du feu de cahiers, ils peuvent encore servir l’an prochain ;

Aux enseignants, bonne récupération, ne soyez pas tristes, à la rentrée ça recommence ;

A l’administration, ne comptez pas sur notre ramollissement dû à la chaleur ;

A celles et ceux qui ne partent pas, sincères pensées solidaires, nous, on reste aussi car ce blog reste actif pour pas mal de semaines, pas mal de mois, pas mal d’années encore ;

A celles et ceux qui ne nous aiment pas, turlututu chapeau pointu !



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