même monsieur le ministre rappelle l’obligation d’égalité de traitement des enfants

Assemblée Nationale, question écrite N° : 59904 de M. Jean-Marc Nesme, député de Saône-et-Loire

Question publiée au JO le : 06/10/2009 page : 9358

Réponse publiée au JO le : 23/03/2010 page : 3384

Texte de la question :

M. Jean-Marc Nesme fait part à M. le ministre de l’éducation nationale de son regret de voir certaines familles nombreuses exclues de toute demande d’inscription de leurs enfants à la cantine scolaire sous prétexte que l’un des deux parents ne travaille pas. Il tient à lui rappeler que l’article L. 214-4 du code de l’action sociale et des familles est clair sur ce sujet :  » l’admission des enfants, à la charge de familles d’au moins trois enfants au sens de la législation des prestations familiales, dans les équipements collectifs publics ou privés destinés aux enfants de plus de deux ans, ne peut être subordonnée à la condition que chacun des parents exerce une activité professionnelle « . Il souhaite connaître ce qu’il envisage de proposer pour éviter une telle discrimination envers les familles nombreuses et aider davantage le parent au foyer assurant un travail à plein temps pour élever ses enfants et qui souhaite pouvoir bénéficier, à juste titre, de la cantine scolaire.

Texte de la réponse :

L’organisation du service de restauration scolaire, qui constitue un service public local administratif facultatif, ne relève pas de la compétence du ministère de l’éducation nationale, mais de celle des collectivités territoriales. Concernant les écoles primaires, le Conseil d’État a jugé dans un arrêt du 14 avril 1995 (n° 100539) que le conseil municipal, auquel incombe la fixation de mesures générales d’organisation des services publics communaux, est seul compétent pour édicter le règlement intérieur de la cantine municipale. Dans le second degré, le service de restauration scolaire est organisé par le département dans les collèges et par la région dans les lycées. L’article L. 421-23 du code de l’éducation dispose que le chef d’établissement « assure la gestion du service de demi-pension conformément aux modalités d’exploitation définies par la collectivité compétente » et passe à cette fin une convention avec celle-ci. Le règlement intérieur de la cantine, ou la convention, énonce notamment les critères retenus par la collectivité territoriale compétente pour accorder un droit d’accès au service de restauration scolaire, dans la limite de toute mesure discriminatoire ou attentatoire aux libertés individuelles et sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux. Compte tenu de ces éléments, le refus d’admission d’un élève au service de restauration scolaire, s’il est envisageable, particulièrement lorsque le nombre de demandes excède le nombre de places disponibles, doit être fondé sur un motif légal. Dès lors, le règlement intérieur peut, par exemple, prévoir de prendre en compte les demandes dans un ordre chronologique, mais s’expose au risque d’annulation contentieuse dans l’hypothèse où il établirait une discrimination sur le fondement exclusif de la situation familiale des parents. Ainsi, dans le cas où un élève se voit restreindre l’accès à la cantine scolaire au motif que l’un de ses parents n’exerce pas d’activité professionnelle, le Conseil d’État, dans un jugement en référé du 23 octobre 2009, a estimé que cette décision interdisait illégalement l’accès au service public de la restauration scolaire à une partie des enfants scolarisés, en retenant au surplus un critère de discrimination sans rapport avec l’objet du service public en cause. La question doit désormais être tranchée sur le fond.



s’offusquer d’un tel accueil périscolaire est-ce politiquement correct à coursan ?

Oulala, nous l’avouons, on vous avait oublié, vous accros de notre blog, addicts de l’aderep. Vous vous êtes sûrement dit : « on nous abandonne, on nous néglige, pire… on ne nous aime plus ». Mais qu’allez-vous donc chercher !

Si ce blog n’a pas enrichi votre science de l’éducation, votre conscience de citoyens et votre estomac de surfeurs(euses) quotidiennement comme on vous y avait habitué, c’est qu’il est de notoriété publique, voire d’apprentissage historique, qu’on ne dévoile pas publiquement une stratégie en cas d’offensive, avant que de la mettre en place. De quoi qu’on parle ? De la pétition que l’aderep fait circuler depuis une semaine dans Coursan. « Mais…..euh, on ne nous avait rien dit ! ». Mais c’était pour vous faire la surprise, bien sûr, ravir vos coeurs d’aderepo-enthousiastes !

Nous allons vous rappeler comment on a procédé jusqu’à lors et de la suite du programme. On prend un village, au hasard Coursan, vous connaissez ? Y a plein d’avantages à vivre à Coursan, nous précisons ici pour ceux qui ont oublié, soleil, proximité de la grande bleue, léger souffle éolien, calme, chaleur et solidarité des habitants, du sport de pointe, de la musique à tous les étages, des associations actives, des pompiers volontaires, une animation festive et culturelle riche… A part un léger effort à faire sur la gastronomie régionale, on est dans le top 50 des petits paradis en France.

Ne nous égarons pas, une médaille a beau scintiller de tous feux, elle a toujours son revers. Depuis des années, les parents d’élève se plaignent en conseils des écoles de notre ville, de l’inaccessibilité pour certaines familles à un service public de qualité, l’accueil périscolaire. Le hasard fait que plusieurs acteurs ont en charge les réponses à fournir aux utilisateurs potentiels de cette prestation à caractère social ou en sont les associés, la ville, la CAF, le conseil général, etc. Certains disent y parler en votre nom (pas nous, on est trop jeunes, trop petits et surtout trop modestes) et prennent des décisions bizarres, forts de votre silence.

A l’aderep, nous avons, motivation primaire pour la création de l’association, pensé que dans la transmission du message « nous, on aimerait bien que tous les enfants puissent bénéficier d’un service public fait à leur intention » n’arrivait pas à ses destinataires. Élevés à la civilisation Mc Luhan, vous savez bien que s’il y a message à transmettre, c’est la combinaison émetteur-transmetteur-récepteur qui doit fonctionner pleinement. Pour Coursan, les parents élus disent depuis des années qu’il y a problème pour l’accès à la cantine et la garderie (émission du message) et les élus disent qu’aucun parent n’a de demande (réception du message). On dira ici que le représentant de la collectivité dans les conseils d’écoles occupent cette place pour servir de transmetteurs. Nous ne parlerons pas de mauvaise volonté de ne pas recevoir le message, parce que techniquement, le message de départ peut être fallacieux, le récepteur, de mauvaise foi, le transmetteur sourd-muet. Ce sont les aléas du direct, mon cher Léon Zitrone. Personne (ou alors très peu, trop peu de monde nous a dit depuis le lancement de cette pétition que le message émis depuis des lustres et rappelé dans le texte en signature était faux : pour la baisse du tarif public, c’est discutable, mais juste, pour l’ouverture à tous sans tenir compte de la situation professionnelle des parents, c’est juste parce qu’entériné par le conseil d’État en 2009 et par les Tribunaux Administratifs, depuis. On en rajoute une louche, allez, pour la gourmandise, la plus grande Fédératon de parents, la FCPE, en fait une priorité nationale de cette rentrée. Donc, la modeste aderep considère que le message ne souffre d’aucune critique possible. Le transmetteur ? Depuis l’Antiquité, quand un message était mauvais à recevoir, on a pris l’habitude de tuer le porteur de la dépêche de Varsovie, s’il ne mourrait pas de lui-même comme à Marathon. Nous ne condamnons personne, nous pensons que si le message n’est pas parvenu à l’oreille de nos décideurs, sans imaginer une surdité maladive de nos élus, c’est que le mode de transmission n’était pas le bon. Nous avons tout repris à zéro.

Le contenu du message ? Allons voir ailleurs comment se débrouillent nos voisins, c’est l’enquête de février. Zut, c’est pas pire ailleurs, au contraire.

La transmission ? En mai, la demande d’entrevue à monsieur le Maire, co-destinataire de l’enquête de février, mais muet depuis, est restée comme l’expression veut si bien le dire, lettre morte (promis, nous ne sommes même pas étonnés de ce mépris affiché). Nous avons donc profité de la présence d’autres transmetteurs, deux Maire-adjoints de notre Ville à l’assemblée générale en juin pour rappeler notre message et attendu en vain une réponse honnête donc honorable à nos questions. A ce niveau, qui ne se demanderait si le récepteur fonctionne bien, parce que nos transmetteurs, c’était le top du top en matière de nouvelles technologies, les bras armés de notre premier édile, le récepteur visé ? On annonce en juin, que nous allons diffuser auprès des parents, à la rentrée, une consultation-information sur l’accueil périscolaire (une première ici, personne, sur ce sujet ne leur avait demandé officiellement leur avis). Re-techniquement, cela s’appelle une augmentation de la fréquence d’émission. Rien, bésef, macache. Un p’tit coup de plus : au lieu des seuls parents, on lance une pétition grand public, hightech’, c’est la situation actuelle, un texte que traduit l’expression « moins chère ce serait un super cadeau de tous aux familles en difficultés et qui sont de plus en plus nombreuses », discutable à condition que la discussion soit ouverte, et l’expression « ouverte à tous c’est logique, humainement un progrès, solidairement une avancée, mais surtout cela évite la condamnation de la Ville de Coursan (c’est à dire de nous-même), pour non respect de l’égalité des enfants devant l’accès à un service public dont c’est l’objet »… Une ch’tite louchée supplémentaire via la presse, nous émettons sur toutes les ondes, nous n’hésitons pas sur les moyens.

Un petit apparté pour placer ici sur ce blog le texte que nous faisons signer à travers la Ville :

Nous, signataires de cette pétition, demandons par simple souci d’équité et d’égalité républicaine, mais aussi par solidarité envers les plus démunis, de rendre plus accessible la restauration scolaire et les activités périscolaires offertes à COURSAN en satisfaisant toutes les demandes d’inscription des familles d’enfants scolarisés à Coursan. Nous vous demandons donc avec insistance :

 *   LA BAISSE SIGNIFICATIVE DES TARIFSDE LA CANTINE SCOLAIRE DES ECOLES PRIMAIRES DE COURSAN, en alignant les tarifs publics coursannais sur la moyenne des tarifs publics des Communes du Grand Narbonne

*   L’OFFRE EN NOMBRE SUFFISANT DE PLACES POUR SATISFAIRE A TOUTES LES DEMANDES des parents quelles que soient leurs situations 

Reprenons la transmission où nous l’avons laissée, en posant deux questions :

Si nous en avons déjà recueilli plusieurs centaines, à partir de combien de signatures un récepteur passe pour être autiste ?

Combien de proches du récepteur resteront encore fièrement et sincèrement, bon pied bon oeil à ses côtés quand il continuera à clamer contre vents et marées de signatures, qu’aucun parent n’a remonté de demandes à la Mairie ? (dans les conversations informelles, c’est fou le nombre de proches qui ne sont plus, sur ce sujet aussi, si proches que ça)

Cela pour vous dire que bien entendu, nous ne nous arrêterons pas là, et que le choix de l’action future de notre association (options multiples) dépendra d’abord du choix de ses adhérents, mais surtout des réactions intelligentes de nos élus (tout le monde a le droit de changer d’avis). Nous avons tous les moyens de faire entendre la voix des parents quasi unanimes dans leur soutien, on ne va pas tout vous dire, il paraît qu’à la Mairie, certains nous lisent aussi, et on aime bien faire des surprises (trop cool, ça, comme le disent nos adolescents quand on leur promet un I Pad).

Cela dit, sur la sécurité physique aux abords des écoles ou sur la lutte contre l’illettrisme des adultes, entre autres exemples connus, l’émetteur continue et continuera à émettre, vers le même récepteur, des messages non cryptés. Donc, politisés à l’aderep ? Oui, la vie de la collectivité nous intéresse puisqu’on propose à tous des solutions pour l’améliorer. Politiciens à l’aderep ? Jamais notre association n’acceptera de militer pour une majorité ou une opposition quelconque dans le jeu du Pouvoir municipal. A chacun de prendre ou de ne pas prendre en compte nos propositions, et à nous de le dire, cela s’appelle simplement le débat républicain il faudra désormais intégrer cette notion dans notre Ville.



27 septembre 2011, journée d’action

Monsieur le Ministre de l’Education nationale, monsieur Luc Châtel, pré-raillait récemment la journée du 27 septembre à la télévision en rappelant que l’an passé, à la même période, trois grèves avaient déjà bloqué nationalement les établissement de son Ministère. Au lieu de faire le constat que la situation ne s’améliorait pas dans son « Ministère de l’investissement national dans un avenir des plus flous », il banalisait, désamorçait, déminait, ridiculisait celles et ceux qui consacrent leur temps et leur énergie à réveiller et conscientiser la grande masse des personnes qui font aveuglément confiance à l’Ecole.

Dans la nature, plus le troupeau s’amenuise, plus la pérénisation d’une espèce est en danger, isn’t it ? Jamais l’hyperspécialisation de quelques individus d’une espèce n’a permis à l’ensemble d’un groupe de survivre. Dans l’Education nationale, ce Gouvernement (monsieur le Ministre ne gère que les miettes d’arbitrages budgétaires qui lui échappent) se permet de penser qu’en économisant l’encadrement, les maîtres, les locaux, en ridiculisant celles et ceux qui protestent quand ils constatent ces choix politiques désastreux qui obhèrent l’avenir, ce Gouvernement donc s’occupe au mieux de l’intérêt de tous, de l’avenir commun.

Nous, adérepiens, cela ne nous convient pas d’accepter qu’au nom des intérêts collectifs, on handicape l’avenir. On nous dit « tirons-nous collectivement une balle dans le pied, et vous verrez, nous marcherons plus vite », ça nous fait tellement de bien à nous autres masos. Alors nous, imbéciles de citoyens lumpen-prolétarisés, nous marquons notre désaccord que bien entendu nous devrons confirmer dans les urnes.

Le désir d’arriver à terme à la suppression des écoles maternelles publiques (si, si, il paraît que les puériculteurs sont plus compétents que les pédagogues), la fermetures des écoles de villages à classe unique, le regroupement (donc l’éloignement pour certains) des lieux d’études pour économiser trois francs six sous, l’augmentation des frais d’inscription dans les facultés, c’est la même mauvaise action saupoudrée que la suppression de six postes de surveillants au Collège des Mailheuls. A croire que dans son Ministère, monsieur Luc Châtel a une carte de France (et de Navarre) et ratisse de ses yeux acérés chaque localité pour voir, en y supprimant postes et moyens financiers, quand les citoyens (forcément en état maso-extatique), commenceront les premières manifestations de soutien à cette vision d’avenir.

Dans ce jeu débile du « fais-moi mal j’aime ça », on veut nous faire oublier qu’on ne parle pas de choux-fleur ou de patates mais de l’avenir de millions de personnes trop petites pour revendiquer un futur qui leur est dû puisqu’ils sont aussi les fruits de la politique nationale, suivie depuis la dernière guerre, de natalité assistée et aidée à laquelle nous avons tous adhéré. En clair, pourquoi inciter à faire 2,6 enfants par famille, si l’on ne veut en élever et donner sa chance qu’à un ?

Si l’on n’a pas conscience de tout cela, alors oui, monsieur Luc Châtel a raison de se moquer de ces sempiternelles journées d’action et tenter de faire haïr par des adultes en situation précaire, ces faiseurs de trouble que sont les quelques membres de collectifs ctoyens qui se créent et se créeront forcément partout en France pour défendre un service public pas si mauvais que cela en fin de compte, et qui a en charge nos enfants.

A la politique de ce Gouvernement qui dit en substance à ses concitoyens « vous êtes des incompétents face à nos choix incontournables et imposés », opposons notre refus de cette casse systématique. Le 27 septembre n’est pas une fin en soi, n’est pas un but en soi, n’est pas un lâchage de pression habituel dans une cocotte hermétique qui bouillonne, c’est bien, si l’on a pris conscience des enjeux sous-jacents, une réponse citoyenne nette : Stop, ça suffit, on vous a vu, on arrête de jouer à tout casser, on sait que les méchants c’est pas nous.

Donc, le 27 septembre, la jeune et toute petite aderep (et trop modeste aussi) sera dans l’action. Rejoignez-nous, diffusez et faites diffuser le tract de mobilisation ci-dessous, et surtout, essayez de convaincre autour de vous que vous avez compris qu’en fermant un tribunal, en délocalisant un hôpital, en vidant un bassin d’emploi de tout avenir, on paralysait un pays, mais qu’en attaquant l’éducation de nos enfants, on tuait l’espoir.

Rendez-vous donc, le mardi 27 septembre à 7h30, devant le collège des Mailheuls à Coursan et aussi à 18 heures devant la sous-péfecture de Narbonne.

 Tract à diffuser pour la journée nationale d’action de défense du service public de l’éducation du 27 septembre :

27 septembre 2011, journée d'action dans College des Mailheuls pdf Journée d’action du 27 septembre



suppression de 6 postes de surveillants au collège des mailheuls de coursan

A la rentrée scolaire, les parents et les élèves du collège des Mailheuls de Coursan ont eu la désagréable nouvelle de la suppression de 6 postes de surveillants dans l’établissement. La presse locale s’est fait l’écho des réactions des parents élus du collège et des professeurs. L’an passé, lorsque, lors d’une matinée de folie automnale, les collégiens avaient bloqué les bus, quelques parents avaient réagi sur ce blog en demandant pourquoi les surveillants n’avaient pas fait leur travail et donc, laissé les collégiens manifester dans les rues.

L’année précédente, une affaire délicate de moeurs (classée par la Justice au grand étonnement de tous) avait été prise en compte grâce à l’aide des surveillants… la même année d’ailleurs où le collège enregistrait le décès par suicide d’une adolescente et quelques autres tentatives. Tout ceci, ce n’est pas pour alimenter la rumeur ni faire courir des bruits, nous ne l’avons pas inventé, vous pouvez vérifier, mais c’est surtout pour montrer combien le monde éducatif qui entoure l’enfant compte sur le dévouement de ces surveillants et ne pourrait se passer de leurs compétences.

Ça, et ce n’était pas tout rose, c’était avant la suppression de 6 postes de surveillants…

Pour exemple à ne pas suivre, supprimer un poste de professeur de Russe quand il y en a un dans une Académie c’est visible comme le nez au milieu de la figure, même si cela ne bloque pas le fonctionnement administratif local, cela pénalise au maximum les russophones.

Supprimer 6 postes de « pions » par ci par là (non, le Collège de Coursan n’est malheureusement pas un cas unique d’économies de postes dans le « rééquilibrages-des-déficits-dûs-à-la-mondialisation-et-à-la-crise-financière-grecque ») qui le remarquera, se demandait le Haut-Fonctionnaire « chargé de l’utilisation des ciseaux et des économies de bouts de chandelles » ?

Euh, ben tout le monde, tant ces anonymes et modestes travailleurs de l’ombre sont indispensables au fonctionnement des établissements.

En tous cas, faire des économies sur l’avenir en pénalisant de facto la quiétude due aux études des adolescents et en mettant en cause la sécurité physique que nous attendons tous dans ce lieu public est proprement inadmissible.

L’aderep a pris la rentrée à pleines brassées, s’est remise au travail d’arrache-bras, mais, tout en soutenant individuellement les actions menées au collège et devant la sous-Préfecture de Narbonne, n’avait pas pris de position officielle sur le sujet. C’est fait, le Conseil d’Administration de notre association s’est réuni mardi 13 et a décidé à l’unanimité de rejoindre le Collectif de Défense de l’Éducation Publique du Narbonnais (le CDEPN pour celles et ceux qui aiment les abréviations) parce que la réaction à ces suppressions de postes se doit d’être la plus large possible et englober nos voisins touchés ou en passe d’être touchés. Le CA de l’aderep a aussi décidé de proposer de relayer les informations et modalités d’action en vue du grand public via ce blog.

Mardi soir, le Président et la Secrétaire adjointe de l’aderep ont participé à la première assemblée générale du CDEPN où ils ont pu prendre leur place et parler en votre nom, z’adhérents.

L’aderep ce sont des parents d’élèves, mais pas que des parents d’élèves, toute personne qui se sent concerné par le service public de l’éducation y a aussi sa place, pour le Collectif, c’est un plus, c’est parents+profs+citoyens.

Voici le compte-rendu officiel de la réunion :

Bref compte-rendu de la première assemblée générale du Collectif de défense de l’éducation publique du Narbonnais (13 septembre 2011)

Présents : une cinquantaine de personne. Parents d’élèves, personnels de l’éducation nationale, citoyennes et citoyens.

Établissements représentés :

Écoles = Pasteur.

Collèges = Brassens, Cité, Coursan, Victor Hugo, Montesquieu, Lézignan.

Lycées = Lacroix, Diderot, Beauséjour.

Lors de cette première assemblée générale, plusieurs organisations ont fait connaître leur adhésion au collectif :

- des organisations syndicales = la FSU, l’union locale CGT, Sud Éducation, le Sgen CFDT Aude.

- une association = l’ADEREP (Association de défense de l’école républicaine et de l’éducation populaire).

A également intégré le collectif une élue de la municipalité de Coursan.

Il a été rappelé que le collectif est ouvert à toutes les citoyennes et tous les citoyens désireux d’agir pour défendre notre service public d’éducation, et donc l’avenir de notre jeunesse.

L’ordre du jour a porté sur le fonctionnement du collectif et surtout sur les actions à mettre en place.

Fonctionnement :

Il n’est pas pour le moment prévu de se constituer en association loi 1901, le collectif se voulant un cadre au fonctionnement souple, ayant pour finalité de faciliter la mise sur pied et la coordination d’actions pour la défense du service public d’éducation.

Actions prévues :

- Il a été rappelé que les parents d’élèves FCPE de Brassens ont porté plainte contre l’Education nationale pour défaut de surveillance, et donc mise en danger des enfants, et que Cité et Coursan avaient décidé de s’engager dans la même démarche. D’autres établissements ont demandé des renseignements sur la procédure à suivre, et vont débattre de la possibilité de porter plainte également.

- Il a été décidé de travailler à réussir la mobilisation la plus large possible le mardi 27 septembre, en nombre de grévistes et de manifestants, tout en donnant une « coloration locale » à ce temps-fort, en lien bien sûr avec les revendications nationales de défense de l’école.

Comme lors des mobilisations des 29 juin et 8 septembre, la question des postes de surveillants (supprimés ou manquants de longue date) sera mise en avant, la sécurité des enfants étant en jeu. De plus, chaque établissement pointera les dysfonctionnements qui pénalisent ses élèves, comme par exemple les effectifs pléthoriques de certaines classes, ou les heures de cours non assurées faute de moyens-horaires.

Le matin de la grève du 27, les parents qui le souhaitent organiseront des rassemblements devant les établissements, qui pourront localement prendre la forme de blocage des enseignants non-grévistes. A 18h00, grand rassemblement devant la sous-préfecture, et manifestation envisagée.

- Des distributions de tract aux ronds-points seront organisées la veille et/ou le matin pour informer le plus de monde possible.

- D’autre part, une lettre des parents membres du collectif pour interpeller solennellement l’inspecteur d’Académie sur le manque de moyens de surveillance va être envoyée d’ici la fin de la semaine.

Parallèlement, un grand nombre de lettres (sous forme de lettre ouverte/manifeste) vont être rédigées par les parents d’élèves. Elles seront ensuite rassemblées et donneront lieu à une communication publique (conférence de presse ?) avant leur envoi, le 27 septembre ou peu après.

- Pour le mois d’octobre, des suites seront décidées, l’idée étant d’inscrire le mouvement dans la durée, jusqu’à satisfaction de nos justes revendications.

Seront notamment mis en débat : un blocage simultané de différents établissements, une diffusion, publique et régulière, de tous les dysfonctionnements quotidiens entraînés par la pénurie de moyens dans les établissements, et beaucoup d’autres propositions à venir !

Afin de faciliter le travail du collectif, un groupe de travail se réunira régulièrement pour mettre en forme les décisions, qui seront bien sûr prises par l’assemblée générale.



maximes et dictons, …vers une classe moralisée

Monsieur Luc Chatel est un de ces Ministres de l’Éducation qui, à maintes occasions nous rappelle combien l’école d’autrefois était école d’excellence et combien nous devons la regretter. Il en est ainsi en substance du « plus d’élèves dans les classes ce n’est pas forcément une mauvaise chose » à « la qualité prime sur la quantité » (on va en toucher un mot aux héritiers d’Honoré de Balzac).

Monsieur Luc Chatel doit donc être un nostalgique de l’époque où les classes de maternelles avaient 50 élèves même dans les « cités d’urgence », comme on disait à l’époque.

Monsieur Luc Chatel sait bien qu’il est le Ministre qui fournit les sur-diplômés qui sont de plus en plus nombreux à rejoindre la cohorte infinie des chômeurs.

Au lieu de se rappeler qu’à la belle époque du baby-boom, des classes surchargées et de la distribution du lait Mendes-France, l’Éducation Nationale avait pour objectif d’amener 20% d’une classe d’âge au baccalauréat et donc, l’immense majorité des élèves au seul Certificat d’études, il pense qu’à l’heure de la WII et du tout internet, les enfants peuvent être accueillis dans les mêmes conditions, et surtout que ce sont les mêmes enfants, la même école, les mêmes méthodes d’enseignement, en portant à 80% le taux de réussite au bac. Mais gardons-nous bien de condamner ce point de vue puisque bientôt, logiquement et consécutivement, comme jadis, la classe devrait démarrer en novembre le temps que nos enfants récoltent manuellement dans les champs, en ces temps difficiles, force patates. Ne nous moquons surtout pas de lui, tout le monde veut bien ses émoluments et sa voiture de fonction, mais personne ne voudrait la place de bonimenteur.

Donc, lubie de la rentrée et surtout contre-feu médiatique aux suppressions de postes, monsieur Luc Chatel aimerait que, bien assis sur leurs chaises, quotidiennement, l’enseignant fasse méditer les têtes blondes ou décolorées sur un dicton, une maxime, une morale (comme si les enseignants, depuis la belle époque en question, avaient oublié qu’ils étaient aussi des éducateurs et se l’interdisaient quand l’occasion s’offrait à eux). Nous, on aimerait bien aider monsieur Luc Chatel à constituer un panel non exhaustif de ces précieux sésames de la vie sociale et scolaire apaisée.

Ainsi avons-nous sélectionné et commenté à sa place (et classé luxueusement) quelques dictons populaires ou précieux, ça peut toujours aider un enseignant à cours d’idées :

Bons dictons :

La Loi du plus fort est toujours la meilleure. Objectif pédagogique : Introduction à la notion de hiérarchisation de toute société et au respect dû aux chefs.

Bien crédule est celui qui ne ment jamais. Objectif pédagogique : Bannir à tout jamais l’éducation post soixante-huitarde et permettre le renouvellement futur de la classe politique.

Tout ce qui brille n’est point or. Objectif pédagogique : Appréhension de la notion de valeur relative de l’éclat de la richesse, ainsi, une Rollex brille aussi même quand elle est en platine.

Le crime ne paye pas. Objectif pédagogique : Acquisition subtile et surtout moins voyante de la maxime présidentielle : Travailler plus rapporte plus.

L’oisiveté est mère de tous les vices. Objectif pédagogique : Établir par délation la liste des parents d’élèves demandeurs d’emploi et donc oisifs dont la fourberie et l’obstination à ne pas travailler plombent les statistiques du chômage.

On ne change pas une équipe qui gagne. Objectif pédagogique : Expliquer par l’antithèse le maintient en place du Gouvernement.

L’union fait la force. Objectif pédagogique : Accélérer le recrutement à l’UMP.

L’erreur est humaine. Objectif pédagogique : Démontrer qu’il n’y a jamais, dans la vraie vie, d’erreur de la banque en votre faveur comme au Monopoly.

On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Objectif pédagogique : Aimer le Président.

Dictons savonnettes (utilisation à éviter) :

Travail-Famille-Patrie. Cette notion juste et qui résume la pensée majoritaire politiquement correcte aurait une connotation passéiste et négative pour certains…

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. A l’heure de la crise financière universelle du monde mondial, l’utilisation de ce dicton pourrait faire croire que nos dirigeants jeunes et dynamiques souffrent d’handicaps…

Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. Utilisation délicate en milieu défavorisé…

Les loups ne se mangent pas entre eux. Délicat selon les « affaires » en cours, à manipuler avec précaution…

Dictons stupides :

De la vérité jaillit la lumière. Contre-vérité économique, c’est d’AREVA et d’ERDF que la lumière arrive.

Chose promise, chose due. Il ne faut surtout pas que les futurs électeurs croient en ces billevesées. Privilégions alors en remplacement cette autre maxime : Promettre et tenir sont deux.

Bien mal acquis ne profite jamais. Celle là a fait beaucoup rire la famille B. de Neuilly-sur-Seine.

Qui ne dit mot consent. Utilisation exclusive en institut spécialisé dans l’accueil des mal entendant.

Plus on est de fous, plus on rit. Dicton populaire erroné car plus on met d’élèves dans une classe, plus ils doivent travailler et non se distraire.

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. Dicton extrêmement spécialisé et limité à l’école de la Manufacture des Tapisseries royales d’Aubusson.

Qui paye ses dettes s’enrichit. Cette maxime ne prend pas en compte les taux d’intérêts et la contribution des créateurs de bulles spéculatives.

Dictons prohibés :

Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin, elle se casse. Dangerosité extrême dans certaines classes qui risquent une déscolarisation massive les jours de natation scolaire.

Sous les pavés, la plage. Dicton faux, créé en 1968 par des fumeurs d’herbe à rire, car sous les routes de France, tout le monde sait qu’il y a de l’agrégat.

Il est interdit d’interdire. Maxime interdite.



honte sur eux ! (ou quand la FCPE locale lutte publiquement contre la FCPE nationale)

La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), honorable Fédération s’il en est a lancé lundi 12 septembre 2011, un appel national pour que cessent les refus d’accès de nombreux élèves aux cantines scolaires, en demandant aux parlementaires de voter une « loi sur le droit à la restauration ».

La FCPE nationale a bien compris que si les parents de Bordeaux, de Thonon-le-Bains, d’Oullins, et autres Epone ont revendiqué, toutes associations confondues, qu’il est subtile, nécessaire, et politiquement rentable, à la veille des élections de parents d’élève du 14 octobre 2011, de lancer une grande campagne nationale et de faire pression sur les élus.

Même l’association des Maires de France, suite à de nombreuses condamnations de règlements intérieurs abusifs et ségrégationnistes, réfléchit en urgence actuellement à ce problème (cf site de l’AMF) !

L’aderep de Coursan n’avait pas attendu le réveil de la grande soeur FCPE pour se préoccuper de la cantine locale, trop petite, trop chère et trop illégale (depuis le jugement de Versailles en novembre 1993).

MAIS ILS ONT OSE !

Qui ? quoi ?

Les parents d’élève élus 2010-11 de la liste FCPE de l’école Jeanne Miquel refusent de signer la pétition qui utilise les mêmes arguments, les mêmes termes, les mêmes exigences que la FCPE Nationale !

QUI SONT CES GENS ET QUE/QUI REPRESENTENT-ILS ? 

Z’avez pas honte ? C’est cela « se battre pour les enfants » ou bien c’est parce que vos enfants y seraient accueillis par piston et copinage politique ?

Parents de la FCPE, tendance historique, si vous lancez contre la FCPE, tendance coursanno-clochemerliste, une pétition allant dans le même sens que la nôtre, nous, nous n’aurons pas assez de mains pour la signer ! Il s’agit de la simple égalité de traitement des enfants dans le service public, c’est pour ce genre de combat que vous avez été élus, il serait temps de le découvrir !



devoirs scolaires écrits interdits à la maison depuis … un siècle !

Excellent historique, « La législation sur les devoirs à la maison » péché sur le site de l’Académie de Rouen :

L’attention portée par le législateur au problème des devoirs à la maison est ancienne. Dès novembre 1912, l’inspecteur d’académie de la Haute-Marne (M. Blanguernon) à travers une circulaire a décidé de « supprimer absolument les devoirs écrits dans la famille ». Il évoquait trois raisons : « l’intérêt des élèves qui sont exposés à un surmenage », « l’intérêt des études : les enfants ne peuvent que travailler mal dans des conditions défectueuses… » et « l’intérêt des maîtres : vous avez mieux à faire que mettre du rouge sur des cahiers… ». Au niveau national, un texte paru en 1938 dans le Bulletin Officiel qui commentent deux arrêtés de réorganisation de l’enseignement primaire après le prolongement de la scolarité obligatoire, met en relation fatigue de l’enfant et devoirs à la maison en ces termes: « On a depuis longtemps dénoncé les méfaits des travaux successifs imposés à l’enfant en dehors des heures de classe. Il ne servirait à rien de prendre des précautions contre le surmenage scolaire, si l’on devait accabler les élèves sous le poids de travaux supplémentaires qu’ils accomplissent souvent dans des conditions matérielles les plus fâcheuses…».

Par la suite, des décisions très fermes sont prises qui interdissent le travail écrit à la maison. Après de l’arrêté du 23 novembre 1956, qui aménage les horaires des cours élémentaires et moyens des écoles primaires de façon à dégager cinq heures par semaine pour la rédaction des devoirs, une circulaire, qui est promulguée le 29 décembre 1956, ne laisse pas d’ambiguïté sur la nature de la décision : « aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les inspecteurs départementaux de l’enseignement du premier degré sont invités à veiller à son application stricte. Ces devoirs, qu’on ne fera plus hors de la classe, c’est pendant la classe qu’ils seront faits… Libérés des devoirs du soir, les enfants de 7 à 11 ans pourront consacrer plus aisément le temps nécessaire à l’étude des leçons ».

Il est visible que l’application de la circulaire ne satisfait pas le législateur puisqu’il en rappelle l’essence par circulaire le 28 janvier 1958, puis en 1962 (circulaire du 14 mai 1962). A chaque fois y est rappelé le caractère impératif des prescriptions de la circulaire initiale. Par une circulaire du 17 décembre 1964, le législateur précise les termes de cette interdiction : une manière « légale » de la détourner est en effet d’affirmer qu’on ne donne pas des devoirs mais des exercices écrits… Il est alors fait mention de l’interdiction formelle de donner des « écrits à exécuter hors de la classe ». Et le législateur précise que cette interdiction s’applique à l’ensemble de l’école primaire (y compris au cours préparatoire où « le silence des textes y a encouragé la pratique des devoirs à la maison qui venaient précisément d’être supprimés dans les classes supérieures ». Par circulaires du 28 janvier 1971, du 25 février 1986 et du 1 mars 1990, cette interdiction est très clairement rappelée.

Ces circulaires sont abrogées le 6 septembre 1994 lors de la mise en place des études dirigées. Ces études dirigées d’une durée quotidienne de trente minutes ont pour but de « renforcer les activités d’enseignement de favoriser l’apprentissage du travail personnel et de contribuer à apporter à chaque élève l’aide personnalisée dont il a besoin, permettant ainsi de prévenir les risques d’échec et de réduire les difficultés provenant des inégalités des situations familiales. Les maîtres aident les élèves à intégrer diverses méthodes et à les utiliser à bon escient. Elles permettent en outre d’apprécier les acquis des élèves, de vérifier leurs capacités d’attention, de mémorisation, d’organisation et de réflexion ». Cette circulaire précise clairement comme les précédentes l’interdiction des devoirs à la maison en ces termes : « Dans ces conditions, les élèves n’ont pas de devoirs écrits en dehors du temps scolaire. À la sortie de l’école, le travail donné par les maîtres aux élèves se limite à un travail oral ou des leçons à apprendre ».

Par arrêté du 25 janvier 2002, promulguant les horaires et les programmes de l’école primaire à partir de la rentrée 2002, les études dirigées n’apparaissent plus dans les horaires mais ce n’est pas une suppression au contraire : « La suppression d’un horaire spécifique accordé aux études dirigées ne signifie pas la disparition de celles-ci, mais une autonomie supplémentaire laissée aux maîtres pour utiliser cette pratique en fonction des besoins particuliers d’une classe tout au long de l’année ou pendant une période déterminée. Cette souplesse permet à l’équipe de cycle d’ajuster les enseignements au plus près des besoins et aux maîtres d’adopter à chaque étape le rythme qui leur convient. Il peut arriver d’ailleurs que le conseil de cycle décide d’accorder à telle activité une importance plus grande, en fonction d’une actualité ou de tout autre motif ».

En bref aujourd’hui, les devoirs à la maison (et toutes formes de travail écrit) sont strictement interdits. Le maître peut donner des travaux oraux et des leçons à apprendre.

A noter qu’aucune circulaire ne demande qu’un travail soit prescrit (!) aux élèves après la journée de classe.

Il ne pourrait être question du travail de maison sans évoquer la législation sur les parents, la famille (les instructions officielles utilisent plus souvent le concept parents que le concept famille). Une circulaire du 9 septembre 1986, dans son préambule, rappelle l’importance des rapports avec les familles et institutionnalise le partenariat : « La qualité de l’accueil offert aux parents d’élèves, l’information qui leur est due, leur participation à la vie des écoles sont des facteurs très importants pour la réussite de la modernisation du système éducatif et pour l’établissement d’une meilleure compréhension entre l’école et ses usagers. Les associations de parents d’élèves jouent à cet égard un rôle primordial. Il convient de les aider à remplir leur mission de partenaire de la communauté scolaire ». D’autre part, la loi d’orientation sur l’éducation du 10 juillet 1989 précise les finalités de l’école et affirme la place primordiale des parents dans la communauté éducative. Plus récemment d’autres textes les complètent : campagne nationale sur le nouveau partenariat (1998), six priorités pour favoriser le partenariat école-famille (1999), circulaire interministérielle du 22 juin 2000 relative au contrat local d’accompagnement à la scolarité, charte nationale de l’accompagnement à la scolarité 2001, guide de l’accompagnement à la scolarité (fiches pratiques – 2001).

A bon entendeur…



un si petit convoi…

On nous écrit, on fait bien de nous écrire d’ailleurs, comme ça, d’autres peuvent ici lire…

« Jeudi 28 Juillet 2011, vers 9 heures du matin… C’est à dire à l’heure où hors vacances des dizaines de mamans et d’enfants empruntent la rue des Mailheuls (à l’endroit où celle-ci fait 4,73m de large) pour aller à l’école maternelle ou primaire…  Des cris, des bruits de moteurs qui rugissent, vacarme inhabituel même dans cette rue qui souvent est confondue impunément par des « Schuhmacher » amateurs avec le circuit de Hockenheim dans le bon sens ou même à contresens… Ce n’est pas qu’on ait pas l’habitude… Les camions du cirque coincés, les camping cars qui avancent et reculent pendant une demie heure, les caravanes qu’il faut dételer pour négocier l’angle, un convoi exceptionnel perdu et les bus qui cognent allègrement dans le panneau  » attention école » tout neuf et déjà tout cabossé… Ah oui et la toupie géante du béton destiné au patio de Casanova qui ne pouvant pas tourner vers l’école et qui prit le sens interdit pour mieux faire marche arrière face à un bus et qui écrasa de plein fouet une belle barrière bleue la veille de la course cycliste…

Intriguée, je me penche à la fenêtre du premier étage… pour me trouver quasiment « nez à nez » avec le haut d’un énorme Berliet de l’armée qui tente de tourner dans le sens interdit… Un militaire parmi la quinzaine qui tentaient, sueur au front, de gérer une manoeuvre impossible, me voyant me demande si par hasard la voiture garée en stationnement réglementaire était la mienne, et si c’était le cas si je pouvais la déplacer, ce que je fis…  Malgré cela, la manoeuvre s’effectua au millimètre car il n’était non seulement question d’un camion mais de sa remorque, un porte-char vide… donc près de 5 minutes pour négocier l’angle… et après lui QUATRE AUTRES CAMIONS REMORQUANT UN PLATEAU PORTE CHAR, qui tentaient de s’extirper de la rue Ledru-Rollin (4,78m de large, calculez l’arc de cercle avec la rue des Mailheuls), dont les habitants avaient déjà prévenu les conducteurs de l’impossibilité de tourner vers la rue Ortuno… Trois autres engins du même type arrivaient à contre sens depuis la rue Senty… Mince, SEPT en tout…  Une petite enquête rapide auprès du militaire qui commandait la manoeuvre… ce n’était ni une invasion, ni le début d’un conflit mais le 11e bataillon de paras de Besançon en mission pour chercher du foin à Fleury d’Aude… qui, après un panneau de déviation (?) s’était fourvoyé dans la rue Rollin…

Long spectacle impressionnant pour une grande partie des habitants sidérés sur le trottoir, depuis le croisement de la Bascule jusqu’au collège….  Quelle chance, c’était pendant les vacances… A quand une prise en compte du fait que ce « circuit » est dangereux et absurde ? Une barrière bleue se répare dans les 24 heures, un enfant accidenté beaucoup moins… Donc à défaut de prévoir le transit sécurisé d’enfants vers les écoles on pourrait peut être prévoir de faciliter le passage de camions porte char par la rue Ledru-Rollin… ».

Merci, une pièce de plus à verser au dossier de la dangerosité de l’endroit, si l’on peut appeler les 7 porte-chars de l’armée « une pièce ». A défaut de clichés de l’évènement, une photo issue du site d’un fournisseur de l’armée :

Porte-char



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