et si on jouait à « action ou contre-vérité »…

Il fut une époque où monsieur Gilbert Pla, Maire de Coursan condescendait à parler avec le vulgaire en recevant officiellement l’aderep après sa création, au cours de l’été 2010. Lors de ce très officiel rendez-vous caniculaire, l’aderep lui remit tout aussi officiellement la première carte de membre d’honneur de l’association, n’ayant aucun doute, après une discussion sur de nombreux sujets, que cet élu défendrait jusqu’à son dernier souffle, l’école publique et l’accès de tous à ce magnifique héritage collectif. Un peu embarrassé, flatté aussi mais très certainement touché, il faut bien en convenir, d’avoir été choisi pour la carte numéro 1, il l’accepta en souriant, modestie oblige.

Poussé par les membres de son conseil municipal et la solidarité de groupe, un an et demi après, le 25 novembre, le membre honoraire number one de notre association vote un communiqué (voir rubrique cantines et alae) qui accuse l’aderep de n’avoir rien démontré sur Coursan et y affirme publiquement sa conception de la démocratie fondée sur le dialogue et la concertation. Dans la vraie vie, depuis plus de six mois et sans explications il refuse d’honorer nos demandes de rendez-vous de travail. L’aderep n’aime pas ces conceptions à deux vitesses contradictoires de la démocratie.

Effet boomerangRéunion du Conseil d’administration de l’aderep le 28 novembre 2011, décision : suspension officielle de la place honorifique de membre d’honneur pour monsieur le Maire de Coursan. Il sera proposé à la prochaine assemblée générale statutaire d’entériner définitivement la déchéance. Le conseil d’administration souligne qu’il est infiniment attristé de perdre un soutien d’une telle qualité.

Il fut une époque où madame Solange Izard, première adjointe au Maire de Coursan encensait publiquement le travail de l’aderep. Laudatrice enthousiaste, cette spécialiste de l’éducation et de la solidarité nous félicitait de la percée de notre école d’alphabétisation, étonnée par la douzaine d’élèves réunis en deux mois et la réussite (imprévue par la municipalité) de ce nouvel espace d’éducation populaire, c’était là, il y a moins d’un an mais Noël approchait, un cadeau généreux de porter le message de soutien de la Mairie (voir revue de presse, article du 25 décembre 2010, sur ce blog).

Poussée par l’enthousiasme du conseil municipal et la solidarité de groupe, madame la première adjointe vote, le 25 novembre 2011, un communiqué et se retrouve publiquement à l’opposé de ses dires officiels en joignant sa voix à un texte précisant que l’aderep n’a rien démontré sur Coursan. L’aderep n’aime pas le double langage.

Effet boomerangDécisions du Président de l’aderep sincèrement désolé : Privée d’accolade à la prochaine assemblée générale de l’association, ET de petits gâteaux pour Noël, en plus !

Nan mais…

Et pendant que la ville s’amuse, l’enfant de chômeur coursannais n’a toujours pas accès au service public municipal de restauration collective et le communiqué municipal (+ 3 jours) n’en parle pas. Pendant que la ville s’amuse, nos élèves apprentis-lecteurs, attendent toujours que la municipalité signe une convention avec l’aderep, pour reprendre les cours gratuits et non subventionnés par la collectivité, dans des conditions décentes.



et si comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose à son insu, nous refaisions de l’isègoria à Coursan ?

Péché sur http://blog.veronis.fr/2007/01/lexique-isegoria.html et proposé à la réflexion de tous, cet extrait qui nous plaît bien :

(…) les blogs sont une réactivation de quelque chose qui était essentiel sous la démocratie athénienne, l’isègoria, le droit de parole pour tous à tout moment. Les Athéniens le considéraient comme le plus important de tous les droits dans la démocratie. Le fait que toutes les opinions dissidentes aient voix au chapitre protégeait la démocratie contre les erreurs, contre les dérives. Avec l’élection, on a renoncé au droit de parole pour chacun. Et Internet est un outil pour les humains qui ont toujours cette pulsion, ce besoin de s’exprimer, de protester, de résister. (…) L’isègoria, droit de parole pour tous, à tout moment et à tout propos : l’institution centrale de la démocratie ; celle qui, grâce à des milliers d’yeux de citoyens vigilants, protège le mieux et le plus durablement les institutions contre les oligarques.

Et sur http://etienne.chouard.free.fr/Europe/isegoria.php

(…) Pour les Athéniens, il y a déjà 2 500 ans, cette liberté de parole avait un nom, l’isègoria, et un rôle décisif : les citoyens d’Athènes accordaient plus d’importance à l’isègoria qu’à toute autre institution car ce droit de parole est un droit de dénoncer et il fait de chaque citoyen un défenseur possible de la démocratie. Or il faut savoir qu’un des traits marquants qui a permis à la démocratie grecque de durer si longtemps (200 ans), c’est que les citoyens défendaient eux-mêmes leur démocratie, personnellement, les armes à la main. (…)

Acropole



un bien sombre dessein, un bien ridicule destin

Effet boomerang

« Oui, messieurs les Maires de Coursan qui parlez uniformément à la première personne, je poursuis un bien triste dessein comme tout le monde, mourir, et pour le soir de ma vie, j’entrevois de moins en moins de lumière, il y fait sombre. Mais Vous, les Illustres, les phares de notre société civilisée, je Vous pense, comme tous les habitants reconnaissants de notre ville, de plus en plus omniscients et immortels. Je souffre d’un réel manque de reconnaissance et pour éviter que Vous n’alliez en plus m’honorer en crachant sur ma tombe, pour protéger la salubrité publique menacée -le venin de certains serpents serait, paraît-il, venimeux- je me ferai incinérer et mes cendres seront réparties tout a l’entour de Coursan extra-muros, dans la terre que j’ai choisie d’adopter, pour ne pas que ma stèle funéraire Vous fasse ombrage. Le choix d’un jour de grand vent semble même adéquat, je fais confiance en cela à mon exécuteur testamentaire.

3singes.jpg Gestionnaires avisés, humanistes auto-proclamés et ministres vertueux vous parlez d’argent investi, quand je Vous parle de droit d’accès pour les enfants, Vous violez les mots en parlant de justice sociale sans en connaître ici le sens, Vous démagogisez en stigmatisant celles et ceux qui refusent la pensée unique, la seule, l’unique, la Vôtre, le Je collectif.

Faites cependant attention à Votre santé, n’allez pas Vous suicider en faisant, safari indoor, sérieusement la chasse aux vrais populistes !

Mais savez-Vous à quel point Vous comblez ma soif de bonheur futur en me priant de ne pas me coucher à Vos saints côtés au cimetière des grands hommes de notre cité ? J’espère cependant que de temps à autre, les années suivantes, en regardant le soleil se coucher si loin de Coursan, un enfant pauvre plébéien enfin rassasié grâce à la décision de Justice qui Vous aura condamnés, et qu’un enfant riche patricien dont Vous défendez actuellement les privilèges, auront ensemble une pensée amicale pour une des innombrables personnes qui se sont battues en parlant en vérité quant à elles toutes leurs vies du droit humain et fondamental à l’égalité.

Un empereur romain distrayait ses hôtes avec des spectacles artistiques et Tacite, pourtant un de ses hagiographes préférés, écrivit que comme il déclamait ses écrits en empêchant quiconque de sortir de l’amphithéâtre, certains spectateurs durent se faire passer pour morts pour y échapper tant ils s’y ennuyaient. Sois rassuré, tu l’auras ton mausolée sur le Pincio et comme on lui disait alors urbainement et orbitalement,…

Ave Nero, Imperator, morituri te salutant ! »

Francis Gillmann, Président de l’aderep, qui rédige ainsi son « testament » après la première tentative ratée d’assassinat perpétrée par Votre Conseil Municipal « unanime ».



une page de publicité

Afin d’informer totalement nos amis lecteurs de ce blog, nous nous permettons (sans son accord formel) de vous relayer la position du MaireConseilMunicipal de Coursan. Si l’Empereur Napoléon 1° écrivait à la première personne du pluriel, le conseil municipal dans son ensemble écrit à la première personne du singulier, c’est bien la preuve de la modestie ambiante.

Nous avons en effet remarqué que certains mauvais citoyens de Coursan ne lisaient pas la gazette municipale en détail, mais les mauvais citoyens (dont les 500 signataires de la pétition ???) comptent aussi parmi nos lecteurs habituels, on ne va pas se priver de mettre en ligne la Parole (levez-vous à la proclamation des Ecritures, même si un sermon, ô combien prévisible, maladroit et hors sujet, y est mélangé !).

28.11.11 Réaction du Maire

Comme tout le monde oubliera trop vite, c’en est bien dommage, les réponses de la Mairie à des questions qui n’étaient pas posées, nous garderons ce texte sur ce blog afin de raviver ad aeternam les mémoires, même si la qualité du message ne répond en rien à la mise en demeure d’appliquer la Loi et les décisions de Justice, formulée par notre Président en notre nom (nous pensons, après moultes relectures qu’il n’y a même pas de second degré caché dans la réaction plurielle de monsieur Gilbert Pla).

La mise en demeure d’ajuster un règlement intérieur de cantine pour le mettre en conformité avec la simple morale, mais surtout avec les décisions de Justice n’est en rien un questionnaire d’une opinion, fusse-t-elle la plus incohérente et donc incompréhensible.

Ce qui est excessif étant insignifiant, la très officielle fausse colère de monsieur le MaireConseilMunicipal se dissoudra très vite dans le néant, pas la mise en demeure qui reste encore plus d’actualité et qui est le premier pas légal et obligatoire avant l’inévitable saisine du Tribunal Administratif.

Mieux que les grandes chaînes de télévision et donc bien avant elles, nous vous proposons même de faire de la publicité comparative en allant vite lire l’article « un bien sombre dessein, un bien ridicule destin » dans la rubrique boomerang.

Et, pendant ces rodomontades municipales, l’enfant de chômeur coursannais ne peut toujours pas accéder à la cantine…



on résume en dix points pour celles et ceux qui « ne savaient pas » mais qu’ont peur de devoir lire les 135 articles du blog

Voici un petit historique pour expliquer à ceux qui croyaient et appliquaient jusque là la version officielle municipale « ce sont nos ennemis, nous n’avons pas à parler avec eux », et qui, depuis, jour après jour, info après info, découvrent parfois avec horreur ce que nous avions vu clairement il y a un an et que quelques rares parents tentaient instinctivement de dénoncer depuis des années.

1. Evolution de la restauration scolaire à Coursan : Les enfants du primaire (maternelle et élémentaire) mangent dans le secondaire, le collège des Mailheuls les accueille, cuisine en site propre, tarifs subventionnés par la municipalité au regard du prix payé par les collégiens. Prix modéré et qualité de repas acceptable, mais locaux inadaptés pour l’accueil des tous petits. Responsable du site et donc de la facturation : le gestionnaire du Collège. Demande logique des parents pour un site plus adapté aux enfants du Primaire.

2. Débats entre les élus puis décision de construire (enfin) un restaurant scolaire qui ouvre ses portes en 2008 : Sur sa taille, son implantation et ses tarifs, personne ne demande officiellement leur avis aux futurs utilisateurs, mais c’est légal, même si l’on peut concevoir comme stupide de ne pas anticiper les demandes, dans une entreprise privée on appelle cela une étude de marché ratée. Et là, on ne sait pas comment et pourquoi, le résultat est abherrant, lieu mal choisi, pollué, espace trop petit, trop éloigné de deux des sites scolaires et tarifs prohibitifs, mais c’est neuf, ça a coûté cher, c’est beau, ça mérite un bel article pour une belle inauguration. Quelques rares parents tentent de dénoncer ce qu’ils voient apparaître comme un énorme échec au regard des demandes des utilisateurs potentiels.

3. Constat des parents à l’usage : Lieu de restauration trop cher, trop étroit, mal situé ce qui imposera un accès limité avec, donc, des prix publics plus chers (loi keynesienne de l’offre et de la demande ou plus simplement, ce qui est rare est cher). Donc bel espace mais inadapté à la demande formulée. Cause ? Intérêts cachés ou méconnaissance du dossier ? Lieu de plainte officiel des parents à ce moment : Les conseils d’école où siège de plein droit le Maire ou son représentant.

4. Les règlements intérieurs : Pour limiter l’accès à la restauration scolaire quand « on » a constaté que l’offre ne répondait pas à la demande, années après années « on » a rajouté des restrictions au petit bonheur la chance, avec au bout du compte une somme d’incohérences et d’illégalités, « on » s’en fout puisqu’entre temps les citoyens sont devenus des moutons résignés, croit-’ »on » savoir. Quelques rares parents, devenus depuis des Indignados, s’offusquent officiellement.

5. Création de l’aderep : Là on est en juin 2010, quelques parents offusqués de voir l’école privée récupérer des élèves de Coursan pour seul motif d’accueil périscolaire plus à la portée de leurs bourses se réunissent pour fortifier leurs combats individuels, la majorité des élus du comité de parents de la plus grande des écoles acceptant les états de faits de la Mairie (l’on dit parfois des oukases) mais la restauration scolaire n’est pas le lien fondateur de l’aderep, c’est plus la perte de la section de tous petits de Saint-Ex ou du poste de maître E au RASED. Donc, initialement, le Ministère prend des décisions contraires à l’intérêt des petits coursannais, on fonde une association qui se bat contrairement à celle qui ne s’était jamais intéressée au problème. La cantine, ça va être facile, nos élus vont comprendre rapidement quand on leur expliquera que faire des lots de tickets non délotables et non remboursables c’est illégal, par exemple. Les parents offusqués, Indignados par tradition maintenant, sont optimistes, ça va évoluer dans le bon sens.

6. Position du représentant de la Mairie : Un élu nous dit : « allez donc voir ailleurs, c’est pire ». Sachant que ailleurs, chez les métèques (les estrangers de Coursan), à Anthony, dans la région parisienne, il paraît que les repas sont gratuits et que tous les enfants sont accueillis, l’aderep, et ses Indignados, parents offusqués mais travailleurs, décide d’enquêter chez les plus proches voisins.

7. Le travail de l’aderep et de ses élus sur ce dossier : Nous vous passerons ici les détails de la suite des interventions, en cherchant sur ce blog, nous sommes sûrs, vous trouverez, mais les quelques parents offusqués et Indignados convaincus se rendent compte que de nombreux autres parents sont eux-aussi offusqués et deviennent Indignados d’adoption et ne trouvent pas dans les kermesses et crêpes parties le moyen d’exprimer leur mécontentement face au mutisme municipal, z’ont qu’à aller voir ailleurs (Les lecteurs assidus et studieux de notre blog savent, les autres, qu’ils creusent !). Dans l’ordre : enquête quantitative dans toutes les 18 communes du Grand Narbonne d’avant 2011 (l’Agglo s’est étendue depuis), dossier comparatif remis aux Maires, reportage sur l’enquête par voie de presse régionale, intervention dans les conseils d’école dans les points consacrés à notre demande au périscolaire, lettre au Maire pour une demande d’entrevue, rapport moral à l’assemblée générale mentionnant des irrégularités, diffusion d’une consultation des coursannais leur permettant de prendre conscience des manquements réglementaires au bon sens et sutout à la Loi et à la Jusrisprudence, diffusion pour signature d’une pétition adressée au Maire. En substance : Il n’y a pas d’abonnés au numéro que vous demandâtes, parents offusqués, ou ardents défenseurs du service public, ou Indignados coursannais, circulez, y a rien à voir, ou plutôt si, allez le voir, mais ailleurs.

8. La prise de conscience massive : Lors de la recherche de signatures pour la pétition au Maire, nos militants prennent conscience de la montagne de refus faites aux demandes du public. Non, y’a pas que les adérépiens qui râlent, même des individus de la FCPE, convertis à l’indignadisme, (non, pas du truc Jeanne Miquel, des vrais FCPE idéologues) signent avec enthousiasme la pétition. « Enfin, depuis le temps que nous trouvions ce système infect… »

9. Comment vont réagir nos élus : « On ne savait pas » sera la prochaine excuse bien prévisible de nos élus, c’est classique en politique, quand la porcelaine est toute écrasée dans le magasin, personne n’avait vu l’éléphant rentrer, mais, dès 1993, la Justice condamnait (TA de Versailles) une ville qui restreignait l’accès de la cantine à certaines catégories sociales ! Et années après années, les tribunaux administratifs répétaient partout en France la même ritournelle. De plus, un élu, ça connaît la Constitution Française, la Déclaration des droits de l’Homme, la Charte européenne des droits de l’enfant… un élu ça savait ou ça devait savoir que le règlement de ce restaurant scolaire qu’il avait voté était une « usine à gaz ». En tous cas, un élu ne peut plus ignorer l’arrêt Oullins du Conseil d’Etat en date du 23 octobre 2009 où la plus haute instance de notre pays affirme que d’interdire l’accès à une catégorie sociale est totalement illégale. Les Indignados offusqués savent bien que l’on tente depuis des années à Coursan de leur faire avaler des couleuvres en leur parlant de ce grand service public coursannais à caractère social inaccessible à tous et hors de prix, mais poliment et avec grand respect républicain, laissent leurs élus s’enfoncer.

10. Cela suffit, faisons enfin appliquer la Loi sur ce dossier à Coursan, on ne va pas y passer des siècles ! Nous avons assez prévenu, il n’est de pire sourd que celui qui ne veut entendre, alors nous prenons un grand Avocat spécialisé dans le droit administratif (pas à Narbonne, nous ne sommes pas fous, les copinages on a déjà subi) qui nous donne le feu vert sur la légitimité de faire modifier tous les points dénoncés, nous irons donc au Tribunal Administratif demander des comptes puisque toutes les tentatives de dialogue afin de faire évoluer le règlement intérieur se voient opposer un mépris inadmissible de la part des élus qui sont en démocratie, rappelons-leur ici, les employés des leurs électeurs, et donc à leur service. Et ces parents offusqués, Indigandos  et dorénavant fâchés, iront jusqu’au bout ! Même si en moyenne, c’est un an et demi de procédure et que pendant ce temps les petits coursannais exclus n’ont toujours pas accès à la cantine. L’aderep, de droits restreints pour ester en Justice, délègue son Président pour entamer la procédure en y joignant d’autres recours individuels émanant de membres et de non membres.

Tribunal Administratif ACTE 1 : Mise en demeure du Maire d’appliquer la Loi, c’est la démarche obligée pour le TA, avec un délai de carence d’un mois minimum date de la réception de la lettre recommandée. Vous l’avez lu dans l’Indépendant le 23 novembre, dans un article qui résume plus résume-ment que nous (journaliste, c’est un métier, respects) :

La Une :

La Une de l'Indépendant du 23.11.11

Page 3 :

la sélection des enfants illégales

Enfin, cerise sur le gâteau, la lettre au Maire, in extenso pour éviter les rumeurs « c’est plein d’insultes, c’est faux, c’est n’importe quoi, c’est comme les soucoupes volantes, ça n’existe pas… », enfin pour éviter la soupe servie habituellement par un élu coincé dans la contradiction d’avoir voté (en pleine conscience) un règlement illégal (à propos, aucun des tribunaux saisis n’a encore accepté de la part des Maires l’argument des accusés de Nurenberg, « je ne savais pas », au contraire, l’utilisation de cet argument se retourne d’usage contre lui dans les Attendus des TA)* :

* si un élu (qui ne lit pas les gazettes officielles publiées à son intention) se perd sur ce blog maudit par certains c’est qu’il a Internet et que son moteur de recherche lui permet donc de savoir, avant de voter, à quoi il s’expose.

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Erratum page 2, lire Castelsarrasin en lieu et place de Castelnaudary (et excuses ici de notre Président aux Chauriennes, Chauriens et à leur Maire), cela n’a pas d’incidence sur le fond, mais, POUR NOUS, c’est plus honnête de ne pas accuser des innocents.

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notre recette pour une bonne gouvernance d’entreprise

…mais ça prend du temps, nous on est patients, mais pas les estomacs des enfants, le temps n’a pas la même durée selon les âges…

Prenez une municipalité C… par exemple, couleur politique : n’importe laquelle, aucune, ou aucune importance, juste une municipalité qui est sure d’avoir toujours eu raison dans ses choix (il paraît qu’il n’y a pas que à C… que ça existe, ailleurs, C…lochemerle, tel le phoenix, se complaît à se régénérer).

Choisissez des parents locaux, traités par l’OGM (le label certifié « O, grand Maire »…), saveur crêpes et merguez, composants et adorateurs par intérêt, en un mot, facilement intégrables à la recette. Collez-leur une étiquette trompeuse pour le client (une étiquette de contrefaçon d’une grande et vénérable fédération de parents d’élève). Du faux AOC, mais de la vraie Association Orientée Clownesque.

Versez-y de la mauvaise foi, genre, si tu viens râler, je dis « oui-oui », mais je ne fais rien, je ne vais pas remettre en cause près d’un demi-siècle de fermentation du pât(r)on (c’est donc cela être un MOF, le meilleur ouvrier de France dans la bonne gestion communale).

Créezà l’instar de Clémenceau*, le papa de la France il y a près  d’un siècle, une commission extra municipale pour pré-mâcher le produit et éviter aussi de mélanger le bon grain et l’ivraie. « On va pas faire crever l’arbre à cause de ses greffons de produits issus de l’importation ».

*Clémenceau déclarait : « si vous voulez enterrer un dossier, créez une commission ».

Veillez à sécuriser la cuisson, ôtez la soupape de l’autocuiseur en fermant le couvercle pour éviter le contrôle possible sur le contenu provoqué par des organismes habilités mais bien trop curieux ou par un C…lochemerlais interloqué.

Maîtrisez l’information mais n’informez (partiellement) pas tous les collègues et conseillers vertueux. Faites croire au consommateur que l’usage et l’utilisation des passe-droits sont plus efficaces que la démocratie (« le cinéma est complet, mais puisque c’est vous, on vous y trouvera un strapontin »). Suggérez-leur que Clochemerlix, c’est un village « libre », et quand on en a envie, on y lit la Loi de droit local et pas la gazette des Communes, le Journal Officiel de la République Française ou d’autres publications tendancieuses ! 

Créez LE besoin, un bon produit ne se vend bien que s’il y a du désir. Le pain du boulanger est TOUJOURS meilleur que celui de la grande surface. Pour imposer le désir, créez surtout la pénurie. Faites bâtir à grands frais le magasin pour les accueillir, mais surtout pas trop grand pour qu’il ne s’y sentent pas perdus.  Comme cela aurait été stupide de suivre la voie de la raison qui disait qu’à côté, une surface plus importante et mieux située aurait été plus adaptée. L’opposition à la modernité municipale, pense-t’on parmi nos élites, sont traités en crétins et on va te les mâter, ils n’y connaissent d’ailleurs rien en manipulation du consommateur, sont même pas capables de vendre leur pensée aux électeurs, alors notre produit issu de l’agriculture transgénique proximo-locale …vont le massacrer au bio si on les laisse faire ! Serrés, bousculés, les clients dupés se convaincront que le produit est exceptionnel puisque très rare… et donc très cher. Parce que la clef, c’est le prix !

Ne lésinez donc surtout pas sur le prix de vente du produit, ce serait stupide et contre-productif, il n’y a que les pauvres qui n’osent pas rêver de faire leurs courses chez Fauchon.

Complexez une partie de la population en divisant pour mieux régner, interdisez l’accès à des catégories bien ciblées (attention, choisissez bien certains non-électeurs, des marginaux, des profiteurs, des malléables, des « alter-clochermerlais » parce que dans cette p… de démocratie, l’ennui, c’est les élections et les méchants oisifs doivent certainement passer leur temps à fomenter des complots pour vous piquer votre usine). En insufflant à l’accédant satisfait la notion de l’existence d’une vermine profiteuse collée à la bonne marche de l’ensemble, vous le transformerez en agent de propagande. Se servir de l’exclusion et de la stigmatisation des plus suspects d’anormalité (c’est quand même 1/6° des Français) est facteur de bénéfices électoraux pour les non démocrates, rappelez-vous avant la guerre ces restaurants interdits aux Juifs et aux chiens (une association humanitaire connue se bat actuellement et à juste raison pour faire entrer dans la Constitution Française l’exclusion pour raison sociale comme 18° point des actes dits racistes).

Allumez des contre-feux dès qu’un consommateur potentiel cherche à connaître le secret de fabrication. Pour cela, inaugurez les chrysanthèmes en faisant fleurir (même chichement) votre village et en buvant du vin nouveau aux châtaignes, « faire peuple » c’est habituer le consommateur à votre proximité. Usez, là, de compassion « je vous comprends, je souffre comme vous, mais qu’y puis-je, ma brave dame, un secret, c’est un secret, et c’est Paris qui m’impose de ces trucs… ». Faites-vous plaindre par la brave dame en question, c’est encore mieux (Paris est, dans ce cas de figure, instrumentalisée comme création diabolique estangère et donc anti clochemerlesque).

Traitez par l’ignorance et le mépris la concurrence après avoir tenté de dénigrer leurs produits en vous plaçant au dessus de la mélée, pour cela, servez-vous de vos mitrons aux longues dents qui savent si bien balayer la farine devant votre porte. N’hésitez pas à faire preuve de bassesse envers vos subalternes en les menaçant de les priver de dessert. Ils vous craindront ainsi, respecteront votre pouvoir, et, investissement pour le futur, sûrement même aurez-vous une rue ou une place à votre nom pour vous en remercier ! Sancte « pater », sic transit gloria mundi…

Créez votre propre vérité et transformez-la en « LA VÉRITÉ commune », car si le consommateur potentiel croit penser comme vous, il sera obligé de se satisfaire du bonheur que vous lui imposerez. Il vous en remerciera éternellement. Transformez ainsi C…lochermerle en Disney-land car celui qui ose se plaindre du rêve de Mickey est forcément contre les enfants ! Cet argument peut resservir à tous les stades de la transformation du produit. Pensez aussi que créer « LA VÉRITÉ commune », c’est aussi convaincre les élus voisins que le produit C…lochemerlais est si bon qu’il faut en copier la recette.

Créez l’exotisme, la rareté, l’impossibilité de faire mieux, moins cher et meilleur localement, en site propre à 0% de TVA,  et faites venir vos produits d’une centaine de kilomètres, si tant de gens se décarcassent ainsi, c’est que c’est vraiment extraordinaire. Profitez-en pour faire payer au client une TVA de 5.5% (revalorisée à plus de 7 par Fillon-Sarkozy-crise mondiale) noyée dans le prix de vente TTC. Certes, cela créera du chômage pour de bons ouvriers locaux, mais ça tombe bien, il seront stigmatisés à leur tour et leurs enfants ne traîneront pas dans le magasin.

Contrez toute opposition en faisant du faux bio quelques jours par mois (du bio qui a un sur-coût énorme en taxe carbone, par exemple, vous aiderez les professionnels de la route en passant pour écolo convaincu, c’est toujours électoralement bon à prendre).

LE PLUS IMPORTANT : Votre recette est universelle, c’est malgré tout un secret de famille et le premier qui dit que c’est un truc infect, doit faire hurler la meute contre lui. N’oubliez jamais que vous nourrissez de vos lumières tout un village (voire un canton), et que le chien ne mord pas la main qui le nourrit.

Salez, imposez un maximum de démarches illégitimes et illégales aux demandeurs, au bout du parcours du combattant de l’inscription il sera heureux s’il accède au produit contrairement à son voisin. Cela en fera un privilégié donc un inconditionnel de votre politique « à caractère social ». Profitez ainsi de diverses subventions sociales publiques.

Poivrez, ne reprenez pas les invendus et vendez par lots. Certes, c’est illégal, mais ceux qui se croient privilégiés ne vont pas pouvoir se plaindre, tant les clients potentiels rêvent du produit ou tremblent de ne plus accéder à la carte « Platinium » qui ouvre l’accès au magasin.

Pourquoi jusque là, nous ne parlions pas du produit ? Parce que cette recette est utilisable à maintes occasions et pour vendre tout « OGM ».

Nous savons bien qu’il n’y a pas que localement que cela se passe ainsi… Nous savons bien que nous parlons de la bonne gestion machiavélique d’une entreprise privée et de la commercialisation démoniaque d’un produit concurrentiel. Parce que dans le service public, le vrai service du public, c’est tout le contraire qui se passe, cette recette ne peut pas exister !

Et pourtant, dans Clochemerlix, dans l’Aude, en Languedoc-Roussillon, certains enfants n’ont pas accès à un repas équilibré par jour et nos élus qui gèrent le service public de restauration scolaire s’en foutent officiellement depuis des mois quand on leur signale (rappelons-nous le traditionnel argument, « aucune demande de parents… »). Pas nous, on ne s’en tape pas, comme dirait l’autre, -nous ne sommes pas élus sauf de notre assemblée générale- et donc notre Président (l’aderep n’est pas encore reconnue d’utilité publique et a donc des moyens juridiques limités) va porter pour nous l’affaire en Justice, avec un certain nombre de familles lésées. Il est temps de rendre des comptes à la Justice à défaut d’avoir voulu s’expliquer devant ses concitoyens !

Tout cela pour vous dire, chers lecteurs, que la démocratie, comme les gâteaux qui moisissent en vitrine par manque d’intérêt, ne s’use que si l’on ne s’en sert pas et qu’il n’est aucune honte (on décèle même un peu de fierté) à défendre les plus faibles d’entre nous dans leur droit fondamental et constitutionnel à l’accès à un service public surtout s’il est, par vocation, à caractère social.



…enfin une bonne compréhension de la neutralité commerciale des écoles

Chapeau à la FCPE Chavernac / Saint-Ex, nous n’étions pas habitués à être compris de suite, mais là, on est abasourdis, c’est comme dans nos rêves les plus fous, la Loi est respectée ! Comme quoi, il n’y a pas qu’à l’aderep que nous comprenons l’intérêt commun. A quel propos ? La bourse aux jouets qui se déroulait dans l’école Chavernac a émigré cette année dans la salle polyvalente, cela rend l’école plus neutre, mais surtout, tout le monde y trouve son compte, et la FCPE son bénéfice, plus de monde parce qu’endroit plus ouvert, ça valait le coup et le coût, non ? De plus, re chapeau, la générosité des organisateurs qui fait profiter à une oeuvre de bienfaisance des invendus de l’animation.

Bourse aux jouets 

Comme cela ne nous arrive malheureusement pas assez souvent, un article positif de plus !

Solidarité avec les Tamas

L’idéal, mais peut-être est-ce déjà le cas, c’est que cet argent serve aux familles et aux enfants dans l’accès à des animations et des visites et non, comme cela est déjà arrivé par le passé dans des écoles, à payer du matériel pédagogique qui est comme la Loi le précise, à la charge des Communes et non des parents.



…de bonnes idées qui ne demandent qu’à être importées

Cet article s’épaissira au fur et à mesure des découvertes qui nous seront fournies, coupures de la presse quotidienne, de magazines, idées diverses, pour aider concrètement nos élus dans leur propositions pour améliorer l’accueil des petits coursannais dans nos écoles mais aussi aider les citoyens à se faire une idée de ce qui se passe ailleurs avec le service public de l’éducation.

Baisse du prix de la cantine à CarcassonneRécré-Fruits



11 novembre, notre réponse à la bassesse

Lorsque depuis un an l’aderep recevait une convocation à diverses commémorations des sacrifices de nos anciens, c’était avec le plus grand honneur qu’elle s’y rendait puisque l’aderep est une association non pas patriotique mais républicaine. Prendre un moment de recueillement collectif, par dessus de toute polémique de notre quotidien, ne pas oublier celles et ceux qui ont donné leur vie en sacrifice pour que survive notre République, voilà un devoir auquel notre association n’a, depuis un an, pas failli. Nous avons tous perdu des membres de nos familles dans l’incroyable boucherie de la première guerre mondiale, mais aussi de celles qui ont suivi et qui furent les nombreux soubresauts du Traité de Versailles et de ses découpages géographiques souvent humiliants pour les populations du monde.

Les Poilus qui sont morts, mais aussi ceux qui en sont revenus gazés, gueules cassées, générations sacrifiées, ne nous font pas oublier que la guerre c’est la négation même de la démocratie, et qu’au delà des inconscients et des fous, les soldats se battaient avant tout pour leur propre survie, dans les excès d’un patriotisme délirant. Il est bien plus facile de partir en guerre, même pour refouler les « boches » en trois semaines, disaient-ils,  que de réussir la paix.

Pour nous, venir se recueillir devant un monument aux morts, c’est dire, à l’unisson de nos sacrifiés, « nous ne voulons plus de guerre, nous ne voulons plus de sang », c’est dire à nos dirigeants politiques, « faites tout pour que cette dernière soit enfin réellement la dernière ».

Ce 11 novembre 2011, l’aderep, qui dans sa grande oeuvre de défense des enfants scolarisés a eu l’outrecuidance de ne pas être en accord avec quelques édiles sur un prix de cantine trop inaccessible aux familles, sur une circulation abusive aux abords des écoles, sur des pratiques commerciales abusives dans les établissements scolaires… s’est vue privée d’invitation personnelle de monsieur le Maire comme association représentative. « Vous n’êtes plus sur la liste des associations invitées à la cérémonie » nous fit-on savoir (devant témoin) à la Mairie. Vouloir, en aidant les plus démunis, faire fonctionner dans les Lois et leur esprit la République Française serait, ici, facteur d’opprobre générale cumulée à des rancoeurs particulières ! En rajoutant à cela le refus de répondre à nos demandes réitérées d’entrevues, voici une bien odieuse attitude envers les Poilus qui justement ont payé de leur vie le droit, en France républicaine, à ne pas être tous d’accord entre nous et de pouvoir en débattre. Nous avons donc décidé, puisque invisibles officiellement, d’envoyer une délégation de l’aderep devant le monument aux morts, munis de badges, puisque illisibles autrement. En remplissant ainsi notre devoir d’association citoyenne, nous avons justement rendu véritablement hommage à ceux qui se sacrifièrent pour nous aider à mieux vivre ensemble. Et, rassurez-vous, nous n’oublions pas.



12 novembre 2011 à 16h57, 15000 visiteurs ont ouvert le blog

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