Surprise…

« Je vous ai compriiiiiiiiiiiiiis » (Charles de Gaulle)

Surprise... dans Actualité diablotin1-150x150L’aderep présente cette année, pour la première fois une liste de représentants de parents au CA du Collège de Coursan. Oui, messieurs les sempiternels et incorrigibles radoteurs municipaux, dans les jours qui ont suivi votre ridicule épanchement public à notre encontre, nous confirmons vos délires qui nous en ont donné l’idée, nous avons des visées de plus en plus électoralistes, on ne vous le cache pas plus longtemps, on veut avoir des élus dans d’autres établissements scolaires de Coursan. Avec 4 candidats pour 6 postes, en cas de stike, on pourrait même y être majoritaire ! Et toc !

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parlons élection(…s)

Cette rentrée scolaire 2013-2014 voit l’aderep présenter une liste à l’école Jeanne Miquel et, paraît-il, dans un autre établissement scolaire de Coursan, réservons la surprise, faisons peser le suspense, notre association fait frissonner de plaisir de plus en plus de monde et exploser de colère les imbéciles, heureusement de moins en moins nombreux à leur grand dam.

Nous avons entamé un rapprochement avec la mandataire d’un tout nouveau Conseil Local FCPE puisque (on a la modestie de penser que nous n’y sommes pas étrangers) les choses ont l’air de vouloir se clarifier, les torchons et les serviettes commencent à se distinguer en deux tas séparés. Cependant pour le moment, on observe, mais on attend aussi des avancées pour des causes communes, des prises de position uniques dans nos combats puisque sur le terrain des idées nous sommes très proches de cette Fédération et de son futur nouveau conseil local.

Et un comité de parents choses bidules qui disparaît à terme, il semblerait que cette année le gagnant soit l’éclaircissement du message et la parole unique des parents d’élèves sur de nombreux sujets, tout cela pour le bénéfice des enfants ainsi mieux défendus.

Pour vous faire patienter, voici la déclaration d’intention (appellation laïque de la profession de foi) de nos candidats aux élections des représentants de parents du 11 octobre pour l’école Jeanne Miquel. Nous avons serré le texte pour éviter à quelques vieux aigris locaux de chercher à lire, comme à leur habitude, stupidement entre les lignes.

parlons élection(...s) dans Actualité 2013-declaration-dintention-election-des-representants-des-parents-recto-300x1912013-declaration-dintention-election-des-representants-des-parents-verso-300x209 dans Actualité



vous en rêviez d’excuses publiques ? le président de l’aderep les a faites !

Vendredi, 20 septembre 2013 (suite à un affichage municipal dans un espace municipal réservé et ne permettant pas l’affichage de la réponse, ben oui, le sujet du débat, c’est les panneaux d’affichage absents pour l’expression de l’aderep), contenu de la lettre de réponse à l’injonction d’un groupe municipal dont le président est Gilbert Pla, Maire de Coursan.

Monsieur le Maire,

 Je vous prie de m’excuser

d’avoir cru qu’en République l’élu est au service du Peuple et qu’ici vous vouliez me faire croire que c’est l’inverse ;

Je vous prie de m’excuser

de m’être fait avec mon association de parents, l’avocat de la cause des enfants alors que vous-même défendez si bien leurs Droits conventionnels d’accès au service public et leur sécurité physique ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir cru que ma première liberté d’être humain était le droit de penser par moi-même ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir cru que la première liberté d’une association était d’avoir une pensée indépendante de tout pouvoir politique, même majoritaire, et de pouvoir l’exprimer ;

Je vous prie de m’excuser

de ne trouver aucun intérêt politique à votre affichage, à vos actes comme à votre discours ;

Je vous prie de m’excuser

d’aimer aussi lire Marianne et Grazia ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir cru qu’un Président d’association portait, es qualité, publiquement la parole et la pensée de ses adhérents ;

Je vous prie de m’excuser

de me foutre de la vie et de l’avis des élus coursannais qui répondent à un courrier qui ne leur était adressé qu’en copie ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir réussi à porter à plus de 45 000 lecteurs, une partie visible de l’interprétation de votre pensée et de vos actes ;

Je vous prie de m’excuser

de préférer laisser la reptation aux reptiles ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir suivi un long cursus scolaire républicain me permettant d’avoir une vision plus universelle des intérêts publics que bon nombre d’électeurs ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir été trop laïc pour refuser votre déification ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir porté à vos pieds une pétition de près de 500 parents d’élèves pour que vous puissiez vous y essuyer vos chaussures ;

Je vous prie de m’excuser

d’imposer à la Justice de longs débats et des heures d’ennui en cherchant le contenu d’une plainte en diffamation ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir osé penser que les parents d’élève ne sont pas les porte-paroles de quelque élu municipal

Je vous prie de m’excuser

de ne pas vouloir me taire parce que c’est l’entrée en campagne électorale ;

Je vous prie de m’excuser

de ne pas avoir pris vos vessies pour mes lanternes ;

Je vous prie de m’excuser

d’être mis en demeure d’exposer publiquement sans moyens adaptés notre relation que vous voulez visiblement sadomasochiste ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir cru qu’à Coursan la lutte contre l’illettrisme et l’a-culture de partie de vos concitoyens était la priorité nationale et donc la vôtre ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir refusé de partager toutes vos envies et lubies (nous ne sommes même pas pacsés, que diantre!) ;

Je vous prie de m’excuser

d’être persuadé pour notre bien collectif que le ridicule ne tue pas même si l’on peut le regretter ;

Je vous prie de m’excuser

de ne pas être terrorisé par une publique et officialisée colère de composition ;

Je vous prie de m’excuser

de continuer personnellement, benêt que je suis, à croire en l’esprit de la Révolution française ;

Je vous prie de m’excuser

de croire personnellement en la politesse et au respect entre adultes bien éduqués ;

Je vous prie de m’excuser

de ne pas respecter par une minute de silence attristé les dates anniversaires d’autocrates de tous bords ;

Je vous prie de m’excuser

de continuer à croire que la Démocratie participative est coursanno-soluble ;

Je vous prie de m’excuser

de mes tares congénitales, ne pas être coursannais d’origine mais aussi ne pas aimer le goût de l’alcool, du brocoli ou des figues ;

Je vous prie de m’excuser

d’être devenu la première préoccupation des élus de votre groupe qui sont prêts à remettre à plus tard l’étude des dossiers coursannais importants pour débattre de nos nombriliques états d’âme ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir cherché à augmenter la clientèle des praticiens coursannais par le nombre d’eczémas et de prurits que je suis censé provoquer ;

Je vous prie de m’excuser

de vous avoir permis de bloquer une partie de votre temps précieux à débattre avec moi vous empêchant ainsi de montrer votre esprit de responsabilité en vous occupant par exemple réellement des enfants qui ne mangent pas de repas équilibrés quotidiens dans votre commune ;

Je vous prie de m’excuser

de profiter de votre publicité pour flatter mon ego ;

Je vous prie de m’excuser

de refuser de passer le reste de mon temps de vie terrestre à traiter hygiéniquement le postérieur de ceux qui ne sont pas mes amis intimes avec mon appendice buccal ;

Je vous prie de m’excuser

d’avoir accepté les nombreuses et inattendues marques de sympathie et de soutien de tous bords ;

Je vous prie de m’excuser

mais « même pas peur » ;

Je vous prie de m’excuser

d’être sûr de continuer à m’exprimer après débat avec moi-même et quoi qu’en pense le monde entier, en absence de maladie neuronale, de paralysie linguale ou de rupture de réseau internet jusqu’à mon dernier souffle…

Je vous prie de m’excuser

de penser vous imposer l’affichage circulaire dans notre ville, la lecture publique de cette réponse au conseil municipal et de provoquer ainsi hilarité générale et applaudissements de bon aloi.



castigat ridendo mores (la comédie châtie les moeurs en riant)

Avant que de lire la position du conseil municipal du mardi, 17 septembre dans la presse locale, de constater que les prises de position de notre sympathique groupuscule bloquent les travaux de nos élus, que les menaces de plaintes ne nous impressionnent pas puisqu’il n’y a pas matière, et comme on aime bien vous expliquer notre façon de défendre l’intérêt des enfants et la liberté constitutionnelle du droit d’association et du droit à exprimer ses idées, nous mettons en ligne les deux courriers dont les élus municipaux ont débattu.

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Nous aurions certainement laissé courir s’il n’y avait à notre sens quelques erreurs de dates laissant à penser que nous aurions su, avant notre courrier du 6 septembre, que l’Inspecteur de la Circonscription nous avait mal informé. Si monsieur le Maire de Coursan (aidé de son service juridique) avait eu la certitude de son bon droit, il nous aurait adressé, avec un plaisir non dissimulé, à monsieur l’Inspecteur et à nous même la motivation de son refus d’obtempérer en juin 2013, après la prise de position officielle du conseil d’école Jeanne Miquel. En analysant donc l’aimable missive de monsieur le Maire, l’IEN et lui-même auraient su en juillet que l’aderep allait se planter et donc auraient comploté ensemble pour ne pas nous en informer. C’est vraiment tenter encore une fois de se moquer de nous comme de vous, lecteurs, mais ça ça nous amuse. C’est surtout faire passer monsieur l’IEN, (qui, répétons-le s’est magistralement planté mais n’en a pris conscience que le 13 septembre -cf. articles précédents-) encore une fois pour un manipulateur politique du microcosme coursannais. A notre avis, du conseil municipal mais aussi de l’aderep, il n’en a que très peu à battre hors son champs d’action professionnel. Contrairement à d’autres, nous, nous avons appris de la vie que le monde ne tourne pas autour de notre nombril.

O combien l’aderep doit être dérangeante pour tenter à tous prix de ne pas lui laisser exprimer ses justes idées dans la défense de l’école de la République et des droits à la santé et à la sécurité de ses futurs citoyens, les élèves.

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on n’est pas tombé dans le panneau d’affichage : psychodrame en trois actes (à suivre)

Même pas petites souris nous aurions voulu être pour assister à l’échange oral entre monsieur le Maire et monsieur l’Inspecteur, c’est tellement mieux disant culturel d’imaginer la théâtrale scène téléphonique …et sa suite :

ACTE 1 : OULALA LA BOULETTE

(la scène se passe à l’Inspection départementale de Narbonne2, un personnage tient un combiné téléphonique dans une main et un crayon HB dans l’autre)

L’inspecteur (à un interlocuteur inconnu) : – Allo, monsieur le Maire, c’est monsieur l’Inspecteur de la Circonscription, je vous téléphone pour vous informer que la demande de l’aderep sur le droit à parité d’expression des candidats en campagne électorale pour les élections de parents d’élève est infondée, j’en suis désolé.

Le Maire : – Bonjour monsieur l’Inspecteur, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne, je vais pouvoir cartonner enfin ces arrogants groupusculeux qui ont de sombres visées électoralistes et qui veulent ma place à moi en me tapant dessus à coups de boites aux lettres et de panneaux d’affichage. Comme si je ne les voyais pas venir à tenter de m’encercler de partout avec des espaces d’expression, mais ça ne se passera pas comme ça, j’en ai vu d’autres qui tentaient de m’étrangler de leurs cols de chemises amidonnées pleines de couleurs bizarres.

L’Inspecteur : – Il ne s’agit pas de cela, monsieur le Maire, lorsque j’ai reçu les parents de l’aderep en juin 2013, ils m’ont demandé de leur dire le Droit quant à l’affichage dans les écoles où ils n’y avaient pas encore leurs élus, comme cela se passe parfois ailleurs en bonne entente, je suis en charge de la parité de traitement et du droit à communication des parents d’élève, je leur ai notifié comme à vous que ce n’était que Justice. J’ai même proposé une possible annulation des élections s’il n’y avait pas égalité. Je ne devais pas être en forme ce jour là, j’ai eu une faiblesse, je les ai appuyé, mais c’est un peu de votre faute, monsieur le Maire…

Le Maire : – Ma faute ??? Ce serait bien la première que l’on ose me signaler !

L’Inspecteur : – Ben, je lis régulièrement le blog de cette association et j’ai bien compris que depuis 4 années, vous refusiez d’appliquer les textes réglementaires en faveur de leurs élus, j’ai dû confondre à force de vous en parler depuis 4 ans de ces boites aux lettres et de ces panneaux d’affichage, je me confonds en excuses, la honte me rougit le front.

Le Maire : – Il est vrai, monsieur l’Inspecteur que j’ai également un peu honte de ne pas avoir honoré l’engagement pris en début de mandat de respecter et de faire respecter la Loi française à Coursan, je vous prie de m’excuser d’avoir jeté le trouble dans l’administration, je rougis aussi, mais moi c’est par clanisme politique comme à chaque fin de mandat.

L’Inspecteur : – On ne peut pas donner raison à ces trublions de l’aderep qui se permettent de faire rire de moi à chacune de mes erreurs, se tromper est humain, et je suis très, très, très humain. J’ai même fait l’énorme bêtise, me prenant pour un de leurs militants, de les informer en juin de mon injonction illégale mais polie à votre égard.

Le Maire : – Mettons-nous d’accord on va dire que c’est mon service juridique qui vous a demandé de vous renseigner en juin ou juillet, tiens, par exemple le 5, ça vous va ? … et que vous nous avez forcément donné raison.

L’Inspecteur : – Oui, enterrons dignement cette petite incompréhension passagère entre gens raisonnables oublions mes erreurs passées et votre maladive volonté d’étouffer l’expression dissidente dans votre ville.

(pour cette tentative d’enterrement de première classe, les fronts républicains des deux interlocuteurs reprennent leur couleur rose saumon dont jamais, si l’aderep n’avait existé, ils n’auraient dû changer)

Le Maire : – Je vais leur faire un courrier pour leur rappeler que c’est moi le chef et que je vous ai pris en défaut, une crise de mauvaise foi me permettra de dire que c’est l’aderep qui encore une fois demande des trucs que ça fait faire du travail inutile à mes techniciens, vous m’avez remonté le moral, monsieur l’Inspecteur et évité une grève possible de mon personnel pour cause de surmenage.

L’Inspecteur : – Vous voyez comme entre gens bien honnêtes, l’on peut s’entendre. Par respect à votre égard, je ne leur envoie pas de courrier, ça évitera au facteur d’errer dans Coursan à la recherche de la boite aux lettres, je vais leur communiquer un mail administrativement insipide pour ne pas avoir à présenter d’excuses de les avoir poussés à exiger que vous leur cédiez. Si en plus, il nous fallait connaître la Loi…

Le Maire : – Et l’appliquer quand ça ne nous arrange pas ! Vous seriez Recteur !

L’Inspecteur : – Et vous, monsieur le Maire, réélu haut la main !

(Les interlocuteurs revigorés raccrochent leurs combinés téléphoniques agréés PetT)

ACTE 2 : QUAND CELUI QUI A PECHE SE PREND UN GROS PAVE SUR SA TETE

(La scène se passe à l’Inspection départementale de Narbonne2, même interlocuteur au même combiné, quelques jours plus tard)

L’Inspecteur :(la conversation dure depuis 5 minutes) …oui, oui, bien sûr, on ne va pas leur dire que j’avais par coupable négligence poussé une association à la faute, ça risque de faire du bruit, un Inspecteur n’a-t-il pas par définition académique toujours raison ? Oui, oui, le Maire est calmé, on s’est entendu, je me suis excusé auprès de lui tout en lui faisant bien comprendre le poids de notre Administration sur laquelle il pose son auguste postérieur depuis 4 années sans obtempérer. Mais bien sûr monsieur le directeur de service, bien sûr qu’il a pris peur, il tremblait littéralement au téléphone et m’a même rajouté qu’il allait « calmer le jeu » avec le membres de l’aderep en faisant faire par les enfants dans trois écoles de sa ville une fresque murale représentant une boite aux lettres et un panneau d’affichage, hi, hi, hi (l’Inspecteur rit sous sa cape d’invisibilité de la blague audacieuse qu’il vient de se permettre hors 1°avril entre les murs de son Inspection).

Le responsable du bureau 2058, de l’Inspection académique (lyrique) : – Monsieur l’Inspecteur, il est bon que vous ayez pu rectifier le tir en faisant bien comprendre que si l’Administration a du poids, même quand elle s’écrase en plein vol, elle retombe toujours sur ses pieds, d’ailleurs, j’ai eu cette association au téléphone et je leur ai dit textuellement « que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre », hi, hi, hi, j’adore l’humour laïc qui se sert des extraits bibliques. La prochaine fois, je leur fais le coup de « un Inspecteur de Circonscription a fait une faute ? ben tendez l’autre joue ». Et puis, la cause… l’absence de parité de traitement des candidats, c’était tellement ridicule le truc… et ça nous fait un de ces boulot ces bêtises ! (en aparté) Au fait, vous qui y avez déjà été, Coursan, à part ses boites au lettres fantômes, c’est du bon vin ou de la piquette, parce que je suis en train de refaire ma cave ? En tous cas, de cette ville je connais sa réputation de gros rouge qui tache. Mais revenons à nos zigotos, ils se plaignaient surtout de votre absence de respect, l’oubli dans votre mail de toute formule d’excuses polies de votre part pour votre erreur, et ben vous savez quoi ? je leur ai dit de se plaindre directement au Recteur, et même au Ministère, c’est le truc qu’on balance quand on n’arrive pas à excuser nos fautes habituelles, il faut savoir « calmer le jeu » comme je leur ai dit, hi, hi, hi.

(silence terriblement gêné à l’autre bout du fil…)

Le responsable du bureau 2058, de l’Inspection académique (dubitatif) : – Je n’aurais pas dû ?

L’Inspecteur (voix tremblante et se souvenant des conséquences des tentatives d’intox faites en direction de l’aderep par le passé) : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

ACTE 3 : DE LA SURPRISE PARISIENNE

(la scène se passe rue de Grenelle à Paris, dans les bureaux du directeur chargé d’une direction dirigeante du Ministère de l’Education nationale, l’aderep raconte téléphoniquement à son troisième interlocuteur ministériel successif, la merveilleuse histoire coursannaise des panneaux d’affichage, des boites aux lettres et du manque de respect d’un Inspecteur d’une circonscription reculée du sud de la France)

Sur le blog, pour vous, chers lecteurs, l’histoire très peu imaginaire s’arrête là, nous ne vous dirons pas (pas encore) ce que pensent ces hauts fonctionnaires des personnes en charge localement de faire fonctionner les écoles de notre ville. En tous les cas on vous le révèle quand même un tout petit peu, c’est la première fois au Ministère de l’Education nationale qu’un haut fonctionnaire entendait le récit d’un tel manque de respect et d’un tel mépris des demandes des parents d’élève alors que tous les textes depuis plus de trente ans soulèvent l’intérêt pour la collectivité de l’investissement des citoyens dans la scolarité de leurs enfants, la quasi-totalité des communes françaises mettant tout en oeuvre pour favoriser la prise de responsabilité élective de ceux-ci dans les conseils d’école. Et pour connaître la fin de l’histoire, comme le disait Mickey à la fin de Zorro, « au revoir mes amis, à la prochaine, même heure, même écran ».



Nous, on vous prie de nous excuser, parce que nous avons été bien éduqués

Jeudi, 12 septembre 2013, 17h28, boite mail de l’association :
Monsieur le Président,
Dans un précédent courrier, je vous répondais quant aux textes relatifs aux moyens de communication mis à disposition des associations des parents d’élèves. Or, je viens de questionner la Direction des services départementaux de l’Education nationale qui me fait savoir que les dispositions relatives aux associations de parents d’élèves, instituées par le décret n°2006-935 du 28 juillet 2006, ont été intégrées au code de l’Education, articles D 111-6 à D 111-9.
L’article D 111-6 stipule que ces dispositions concernent les associations de parents d’élèves représentées au conseil d’école et au conseil d’administration des EPLE, ainsi qu’au conseil supérieur de l’éducation, dans les conseils académiques et dans les conseils départementaux de l’éducation nationale.Dès lors, votre association ne siégeant, au vu des documents en notre possession, ni au CSE, ni au CAEN ni au CDEN, n’est pas fondée à demander l’installation d’une boîte aux lettres dans les écoles où elle n’a pas de représentants élus. Je viens d’en informer monsieur le Maire de Coursan.
Je reste à votre disposition en tant que de besoin, et vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes meilleures salutations.
Gérard ROQUES
IEN Narbonne II
Là, il y a comme qui dirait plantage, mais comme c’est extrêmement rare que l’on réussisse à ce point à nous induire en erreur, nous vous laissons en jouir. Nous reprenons en gros le résumé de ce qui nous a fait adresser un panpan cucul sur le magistral fessier de notre premier édile, notre bon Maire qui ne faisait qu’appliquer la Loi sans le savoir, à l’image de monsieur Jourdain qui faisait de la prose en l’ignorant. Clairement, nous expédions, dès que le temps nous le permettra un mot d’excuses aux divers adressataires de notre précédent courrier, il n’y avait pas d’incendie dans le lac, nous on le croyait. Cependant, cela pose plusieurs questions amusantes :
1. Pourquoi l’aderep a-t-elle reçu une clef le jour de l’élection passée, avant divulgation des résultats du suffrage ? Même avec trois élus sortants, rien ne garantissait que nous ayons des élus.
2. Pourquoi cela n’a-t-il pas choqué monsieur l’IEN que l’aderep n’ait pas pu bénéficier de ces mêmes moyens de communication il y a 4 ans lorsque nous avions des élus à la maternelle Casanova ?
3. Pourquoi, alors qu’elle serait maintenant illégale, notre demande insistante de matériel de communication depuis trois ans est appuyée par l’administration garante du respect des textes ?
4. Comment une liste de parents, quelle qu’elle soit peut-elle avoir des élus si le traitement public ne favorise qu’une liste ayant eu des élus ?
5. Comment se fait-il que la FCPE qui vient de créer son conseil local, bienvenue au nourrisson, (on aime la clarté et là c’est enfin clair) bénéficie-t-elle du matériel de communication de la fausse association « comité des parents FCPE » qui avait quant à elle les 8 élus de Jeanne Miquel et les 5 élus de Danièle Casanova et qui a été déjugée et reniée par la présidente du Conseil départemental de la FCPE ?
6. Si une association qui n’a plus vocation  à avoir des élus, ce « comité des parents », dispose du matériel de communication, comment la Ville de Coursan va-t-elle bien pouvoir remettre les clefs du panneau et de la boite aux lettres devant Miquel ET Casanova AVANT L’ELECTION (ah bon, la FCPE se les ai déjà impartialement attribués ??) ?
7. Comment la démocratie peut-elle s’appliquer s’il n’y a pas parité de traitement des candidats à une élection ?
8. Qui est en mesure d’évaluer le préjudice subi par l’aderep dans sa crédibilité publique, ainsi que des membres de la commission électorale de Jeanne Miquel et du conseil d’école de celle-ci ?
9. Comment peut-on écrire dans un courrier officiel « d’une part pour des raisons réglementaires et d’autre part pour mettre à égalité de moyens les deux associations coursannaises de parents d’élèves » pour dire en deux phrases quelques mois plus tard que vu que c’est pas réglementaire, l’égalité de moyens, on a le droit de s’asseoir dessus ? Cela dit, en passant, c’est se moquer de nos interventions que de ne voir que deux truc-choses de parents d’élèves à Coursan ou alors il y en a qui se font élire pour ne surtout pas se faire voir. Sont enregistrés sous quelles appellations à la Préfecture, les élus des comités, associations présents sur la place en plus de l’aderep ?
10. On a le droit de se tromper, même si l’on est censé représenter la Loi, mais apprend-on à un fonctionnaire à s’excuser (après s’être renseigné par hasard avec trois ans de retard) dans les cours de formation des inspecteurs de l’éducation nationale, auprès d’une association, d’un conseil d’école, d’une commission électorale, comme on s’empresse de s’excuser auprès d’un Maire lorsque ce représentant de l’Education nationale navigue à vue ?
Monsieur l’inspecteur de la circonscription de Narbonne2 reste à notre disposition « en tant que de besoin », merci bien, on essayera de s’en passer la prochaine fois, c’est vrai que quand on se débrouille seuls, on a des résultats, nous !
PS qui n’a rien à voir :
Nous nous plions en excuses auprès des adeptes du Volapük, c’est une très belle langue, un peu difficile à la comprenette et des adeptes de sonotones, ce sont de bons appareils …quand arrive l’âge de s’en servir.


toi, toujours pas comprendre le volapük, nous remettre piles à sonotone déficient

« C’est quand même pas à mon âge que je vais changer », se dit celui qui n’a rien appris de la vie.

Marie von Ebner-Eschenbach, encore une qui n’est pas née ici, (de quoi qu’elle se mêle, celle-là ?) nous l’avait dit : on apprend quand on est jeune, on comprend avec l’âge. Il semblerait que celui qui ici n’a rien appris, jeune, ne comprend plus rien au crépuscule de sa vie.

Monsieur le Maire de la Ville de Coursan ne semble pas avoir appris la définition politique de la Démocratie : la séparation des pouvoirs. Ne pas la mettre en pratique est la définition même du totalitarisme. Alors là, si la démocratie a plusieurs visages selon la puissance de chaque pouvoir, l’état totalitaire est un VRP multi-cartes. A vous, lecteurs adorés, de choisir celle qui convient le mieux ici entre théocratie (oui-oui, on l’aime notre Dieu laïc), oligarchie (notre puissance définit la loi), monarchie (l’état c’est Moi), anarchie (l’état c’est tout le monde), ploutocratie… j’en passe et des meilleures (ou des pires, selon le cas). Pourquoi s’acharner à tirer sur une ambulance conduite par un autocrate, me direz-vous, à part le plaisir que l’on peut s’offrir à la voir zigzaguer sous nos yeux moqueurs ? Mais parce que cette ambulance incarne ce qu’il y a de plus haïssable en République, le pouvoir par l’abus.

A Coursan, monsieur le Maire mélange allègrement le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire si ce n’est la volonté de contrôler la presse. Et je ne parle là que de ce qui nous concerne directement, l’école de la République, à vous d’en tirer les extensions, comme cheveux qui se rallongent par magie chez le coiffeur. La visite de pré-rentrée de nos écoles à été une occasion en or (et même chiffrée en milliers d’euros de dépenses) de vous faire prendre une vieille vessie pour une magnifique lanterne. Ainsi de l’informatisation de classes financée par d’autres collectivités, de l’accès aux handicapés des établissements scolaires alors qu’il s’agit là d’une mise aux normes à la dernière minute, lorsque l’on ne peut plus y échapper ou que l’on a évité de faire lors de la construction du restaurant scolaire il y a seulement 6 ans pour pouvoir saucissonner le marché. Ces exemples pour vous expliquer que si l’on subit la Loi en l’appliquant à la dernière minute et en utilisant les choix d’autres instances, on ne décide rien, on fait du vent ou l’on masque son manque de décisions courageuses, sur les nouveaux rythmes scolaires par exemple. Là nous entrons dans le choix politique, évitons de nous y embourber tant les alluvions de l’Aude sont ingérables et attendons, fatalistes, la si évidente prochaine inondation prévue, sauf énoooooorme surprise, au printemps 2014.

Le législateur légifère, il fait la Loi, c’est un métier, c’est un pouvoir, c’est une vocation, et en Démocratie, c’est nous qu’avons tout ça en mains ! Si, si, on a, si nous n’avons pas fauté et donc été condamnés par le troisième pouvoir, le pouvoir judiciaire, l’atout maître, notre carte d’électeur. En faisant la Révolution, nos illustres ancêtres nous ont donné ce droit. Le législateur, c’est NOTRE REPRESENTANT, Député, Sénateur, dans certains cas restreints, Président de la République.

L’exécutif exécute, il applique la Loi et la fait appliquer. Pour cela il reçoit le droit par délégation (encadré et contrôlé par le législateur) de devenir législateur lui aussi. Il peut parfois émettre un décret ou un arrêté (genre : tiens, ce matin, j’ai une idée géniale, je vais stopper le transit des camions sur une nationale), mais ces textes doivent être conforme à la volonté du Législateur. L’exécutif, c’est par exemple le gouvernement, tout fonctionnaire, … et en bout de chaîne, le Maire. Le Maire ne légifère pas, le Maire cherche le moyen de rendre le plus accessible, profitable et supportable pour toute la communauté villageoise, la Loi.

Le judiciaire juge, conformément aux travaux des législateurs et contrôle donc celles et ceux qui sont en charge de l’exécution des textes et règlements. Par exemple le Conseil d’Etat juge et confirme la condamnation d’une commune qui n’accueille pas TOUS les enfants demandeurs dans sa cantine ou, autre exemple, le Tribunal administratif condamne un Maire qui aurait donné illégalement un permis de construire à un particulier.

Le Maire d’une ville ou d’un grand village ne peut donc en aucun cas, décider de ne pas appliquer la Loi, il n’y a pas de droit de retrait à part sa démission ou une condamnation pour abus de pouvoir (avoir une police aux ordres, un système de video-surveillance peut donner des idées aux plus fous d’entre eux, cela s’est vu ailleurs).

Donc, dans la chaine de l’exécutif, notre bon Maire ordonne (il a des employés pour exécuter la Loi), exécute et obéit à une hiérarchie que le Législateur aidé par l’Académie française a appelé « fonctionnaire d’autorité », c’est par exemple un Recteur, un Préfet, un Commissaire de la République qui donnent délégation de pouvoir à un Inspecteur, par exemple celui de l’Education nationale dans un coin perdu de France, Narbonne circonscription 2.

Zut, déjà qu’on n’était pas à frôler les deux mètres de haut pour notre Maire, le voilà devenu tout petit-petit et donc logiquement tout obéissant face aux chaussures cloutées de l’armée de la fonction publique en marche… Que nenni ! Notre grenouille locale dit au boeuf ébahi par tant d’audace « va te faire voir ailleurs, ici, c’est Coursan, an occitan-city, et on décide de tout nous même, de ne pas mettre nos trottoirs aux normes légales, de refuser les salauds d’enfants de pauvres à la cantine, de priver de desserte routière les supermarchés hors Coursan, de ne pas appliquer aux élections de parents d’élève la parité et l’égalité de traitement entre les associations imposées par la Loi ».

Nous ne vous avons pas habitué depuis trois ans que nous existons à ne pas réagir intelligemment et en tous les cas, même quand on est stupides, légalement. Nous avons donc sur le sujet exclusivement symbolique du droit d’avoir une opinion et de pouvoir l’afficher selon la Loi, remis du carburant dans la machine, la Commission extra-municipale aux affaires scolaires ayant oublié de constater l’absence de panneaux d’information et de boites aux lettres pour l’aderep dans 3 des 4 écoles de la Ville. Nul individu n’est censé ignorer la Loi, alors un groupe de spécialistes qui ne se penche pas sur les non travaux de mise en conformité…

Vous savez tous, parce qu’on vous l’a dit que vous pouvez l’utiliser à votre guise que l’aderep a son siège 10, rue de Mailheuls et qu’il y a une boite aux lettres devant, et qu’il y a une lettre d’information maintenant distribuée dans toutes les écoles de la Ville, et qu’il y a une adresse mail http://associationaderep@yahoo.fr, et qu’il y a un blog http://aderep.unblog.fr, et qu’on adore écrire, et qu’on adore être lus, et qu’on a des élus, et que la Municipalité à chaque pet du « groupuscule » tente rablaisiennement de péter plus haut que nos culs, en imposant ses délires verbaux dans la presse locale bref, vous savez tous que nous existons et ce que nous défendons. Suffit de taper Coursan sur votre Google préféré pour tomber dans nos griffes acérées, alors, un panneau d’affichage et une boite aux lettres, si vous saviez comme on s’en passerait de devoir retirer régulièrement le courrier… Notre combat est donc bien ailleurs, le Maire ne s’y est pas trompé, c’est encore une fois pour nous le moyen de lui rappeler qu’il n’est que l’exécutant du Législateur, et, grâce à nos impôts, notre employé !

Sur ce, bonne lecture, et regardez bien à qui nous avons adressé copie avec un joli mot d’accompagnement pour comprendre leur position sur ce sujet sensible, hi, hi, hi ! Nous mettrons en ligne évidemment les réponses qui nous parviendront et nous compterons alors ensemble, s’il y en a dans l’aquarium, têtards, crapauds et rainettes.

toi, toujours pas comprendre le volapük, nous remettre piles à sonotone déficient dans Actualité 04.09.13-lettre-au-maire-boites-aux-lettres-page11-207x30004.09.13-lettre-au-maire-boites-aux-lettres-page2-215x300 dans Actualité



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