Remise à plat

Une page de l’histoire de Coursan se tourne en cette fin mars 2014 et l’aderep, association de défense de l’école de la République, s’en réjouit. L’élection municipale qui a porté à la tête de notre Mairie une liste d’alternance doit transformer notre façon collective de voir la place de l’école, l’importance donnée à la jeunesse de notre village et la conception même de l’éducation populaire. Des promesses électorales à la gestion de la réalité, il y a un monde que nous nous garderons de franchir, à la nouvelle municipalité d’affronter le difficile exercice de transformer le rêve en concret. Nous veillerons quant à nous à ce que nos demandes qui ont été prises en compte dans le projet vainqueur soient bien appliquées, c’est notre rôle. Nous avons aussi à rappeler que certaines de nos propositions restent à étudier.

L’aderep n’a pas pris position dans la campagne électorale contre une personne, contre une liste ou contre des idées mais bien contre celles et ceux qui soutenaient un système absurde qui voulait opposer les citoyens ou qui permettait de décider a priori de celui qui, parce qu’il avait la bonne carte ou le bon copain, allait penser comme il fallait ou de celui qui allait exprimer une idée pré-classée « nauséabonde et ridicule ». En osant se créer, l’aderep cumulait délit de sale gueule (y avait des neo-coursannais là dedans) et délit de sale pensée (ils pensent par eux-mêmes). Nous nous sommes battus depuis le dépôt des statuts de l’association pour convaincre le plus grand nombre de nos concitoyens qu’ils avaient le pouvoir de changer ce système qui faisait qu’un conseiller municipal n’avait pas la possibilité de prendre position sans avoir la traduction de la pensée d’un adjoint qui lui-même n’avait de délégation que le titre (et l’indemnité) puisqu’il ne pouvait pas décider sans avoir consulté le Maire. Ce mépris de fait par l’élu de la parole du simple utilisateur du service public, nous nous réjouissons que les nouveaux élus coursannais aient affiché la volonté d’y mettre fin. Là aussi, même si nous ne représentons que 20% des parents coursannais aux élections, nous ne relâcherons pas la vigilance puisque nos idées, nos projets, même s’ils sont encore minoritaires doivent être pris en compte dans le débat démocratique.

Enfin, et l’équipe qui se met en, place s’y est engagée, l’aderep aura un lieu où porter la parole de ses adhérents et de ses électeurs pour la défense de l’école publique et l’amélioration du service municipal rendu à la collectivité coursannaise. Je veux parler ici par exemple de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, des moyens matériels alloués aux acteurs de l’éducation, du rôle du personnel municipal au service des enfants, de l’amélioration de l’environnement scolaire et des infrastructures extrascolaires, péri- et postscolaires…

Sympathisants et adhérents de l’aderep, il n’est visiblement plus honteux de partager ensemble nos bonnes idées et d’en faire profiter notre village. En attendant de les voir appliquer, et parce que nous ne sommes pas vraiment naïfs pour ne croire qu’aux promesses, nous voilà au bout de cinq années de combats difficiles passés de l’honorable statut de « groupuscule de supplétifs à sombres visées électoralistes » à notre réel statut d’association de parents d’élèves reconnue intellectuellement pour la pertinence de sa pensée propre. Une ch’tite claque à la méchanceté et à la bêtise (certains nous ont parlé de magistrale déculottée), vous voyez qu’en servant de révélateur public, en vous informant régulièrement, en prenant notre part de responsabilité dans la campagne électorale, nous avons pu encore une fois servir à quelque chose !

Francis Gillmann, Président de l’aderep



2 commentaires

  1. Nathalie 25 mars

    Enfin l’on voit la lumière au bout du tunnel : des personnes à l’écoute des revendications des citoyens, ça c’est déjà un grand pas!! mais je tiens à préciser que je n’ai jamais eu honte d’appartenir à une association qui ne recule pas sur les décisions prises à la majorité du Conseil d’administration, que ce soit lors de conseil d’école, ou de lettre d’info !! Pour moi, tous les enfants ont les mêmes droits, il n’y a pas de distinction que ce soit sur les repas, la sécurité ou le périscolaire!!!

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  2. Nathalie 8 avril

    J’ai vu dimanche 6 avril 2014 sur l’indépendant Coursan, un article de la « FCPE Casanova/Miquel » sur les suppressions de 2 classes. Sachant que la lettre d’info n°4 de l’ADEREP a été distribuée mi mars (donc les parents d’élèves élus l’ont appris début mars), la « FCPE » se réveille 1 mois après en avoir pris connaissance. Je suis très étonnée de son contenu : je ne crois pas que c’est en disant « NON à la suppression de classe » que cela va changer les choses, ce n’est pas en parlant des enfants de la « clis » qui ne sont pas comptabiliser et qui ne le seront pas, que cela changera là aussi quelque chose (sachant que les enfants qui sont actuellement en clis ont une difficulté qui ne va pas partir en claquant des doigts ou parce que cela arrange la « FCPE » et ne vont donc pas tous réintégrer les classes), j’appelle cela essayer de noyer le poisson et laisser un beau cadeau à la nouvelle municipalité au lieu de le traiter le problème pendant la période électorale et sous l’ancienne municipalité. Ah oui, j’oubliais que vous étiez madame la tête de liste « FCPE » en campagne électorale!!!

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