un si petit convoi…

On nous écrit, on fait bien de nous écrire d’ailleurs, comme ça, d’autres peuvent ici lire…

« Jeudi 28 Juillet 2011, vers 9 heures du matin… C’est à dire à l’heure où hors vacances des dizaines de mamans et d’enfants empruntent la rue des Mailheuls (à l’endroit où celle-ci fait 4,73m de large) pour aller à l’école maternelle ou primaire…  Des cris, des bruits de moteurs qui rugissent, vacarme inhabituel même dans cette rue qui souvent est confondue impunément par des « Schuhmacher » amateurs avec le circuit de Hockenheim dans le bon sens ou même à contresens… Ce n’est pas qu’on ait pas l’habitude… Les camions du cirque coincés, les camping cars qui avancent et reculent pendant une demie heure, les caravanes qu’il faut dételer pour négocier l’angle, un convoi exceptionnel perdu et les bus qui cognent allègrement dans le panneau  » attention école » tout neuf et déjà tout cabossé… Ah oui et la toupie géante du béton destiné au patio de Casanova qui ne pouvant pas tourner vers l’école et qui prit le sens interdit pour mieux faire marche arrière face à un bus et qui écrasa de plein fouet une belle barrière bleue la veille de la course cycliste…

Intriguée, je me penche à la fenêtre du premier étage… pour me trouver quasiment « nez à nez » avec le haut d’un énorme Berliet de l’armée qui tente de tourner dans le sens interdit… Un militaire parmi la quinzaine qui tentaient, sueur au front, de gérer une manoeuvre impossible, me voyant me demande si par hasard la voiture garée en stationnement réglementaire était la mienne, et si c’était le cas si je pouvais la déplacer, ce que je fis…  Malgré cela, la manoeuvre s’effectua au millimètre car il n’était non seulement question d’un camion mais de sa remorque, un porte-char vide… donc près de 5 minutes pour négocier l’angle… et après lui QUATRE AUTRES CAMIONS REMORQUANT UN PLATEAU PORTE CHAR, qui tentaient de s’extirper de la rue Ledru-Rollin (4,78m de large, calculez l’arc de cercle avec la rue des Mailheuls), dont les habitants avaient déjà prévenu les conducteurs de l’impossibilité de tourner vers la rue Ortuno… Trois autres engins du même type arrivaient à contre sens depuis la rue Senty… Mince, SEPT en tout…  Une petite enquête rapide auprès du militaire qui commandait la manoeuvre… ce n’était ni une invasion, ni le début d’un conflit mais le 11e bataillon de paras de Besançon en mission pour chercher du foin à Fleury d’Aude… qui, après un panneau de déviation (?) s’était fourvoyé dans la rue Rollin…

Long spectacle impressionnant pour une grande partie des habitants sidérés sur le trottoir, depuis le croisement de la Bascule jusqu’au collège….  Quelle chance, c’était pendant les vacances… A quand une prise en compte du fait que ce « circuit » est dangereux et absurde ? Une barrière bleue se répare dans les 24 heures, un enfant accidenté beaucoup moins… Donc à défaut de prévoir le transit sécurisé d’enfants vers les écoles on pourrait peut être prévoir de faciliter le passage de camions porte char par la rue Ledru-Rollin… ».

Merci, une pièce de plus à verser au dossier de la dangerosité de l’endroit, si l’on peut appeler les 7 porte-chars de l’armée « une pièce ». A défaut de clichés de l’évènement, une photo issue du site d’un fournisseur de l’armée :

Porte-char



des parents qui veulent plus de sécurité, ça existe aussi ailleurs qu’à coursan, si, si

Sécurité Ecole Arago Narbonne Le Midi Libre, lundi 21 mars 2011

A l’école Arago de Narbonne, des parents se mobilisent aussi, comme partout ailleurs…

Vous voyez bien, monsieur le Maire de notre Landerneau à nous, que lorsque l’on aborde ce sujet à Coursan (on sait que ça irrite parce que ça coûte cher, que l’on ne veut pas augmenter les impôts, et que puisqu’il n’y a pas eu d’accident jusqu’ici…) l’on n’est pas juste, par définition, dans l’opposition.

Nous avons été reçus en novembre 2010 par votre adjoint qui est en charge de la circulation pour faire nos propositions, parce que des solutions il en existe, plus ou moins chères, mais évidemment pour nous, nécessaires. Monsieur Solé a accueilli notre document avec le plaisir de constater là aussi  que l’aderep était une force de propositions (même des solutions gratuites). Emporté par l’enthousiasme du moment, il nous a même proposé de nous joindre à un groupe de réflexion sur le sujet… Plus de quatre mois après, nous attendons toujours une quelconque invitation à une réunion sur ce sujet, les promesses n’engageant que celles et ceux qui y ont cru. Encore nous reste-t-il l’illusion de penser que le document de travail n’a pas subi de classement vertical… Il serait urgent que la collectivité publique se substitue à l’ange gardien (athée) qui a jusqu’à lors, évité LE drame tant redouté par tous. Vélos sur les trottoirs, motos et voitures à contre-sens, stationnements sauvages, non respect de la vitesse, mauvaise signalétique routière, et comme le rappelait si bien le correspondant local de la presse le 12 mars, non respect de la règlementation municipale par les conducteurs de convois exceptionnels aux heures de sortie scolaire.

Ni dans une quelconque majorité, ni dans une quelconque opposition politique, nous sommes justes très préoccupés de la précaire sécurité physique des enfants scolarisés aux abords de nos écoles. Et cette sécurité, rue Ledru-Rollin, rue des Mailheuls, avenue de Toulouse, elle n’est pas garantie. Eh non, c’est pas une obsession de l’aderep rien que pour vous embêter, c’est un préoccupation de tout parent responsable ou de tous ceux qui sont révoltés par le peu de respect que nous devrions tous avoir face à tous les utilisateurs de l’espace public, surtout les plus jeunes et les plus faibles. Un enfant a un champ de vision restreint par rapport à l’adulte, une estimation plus faible des dangers de la route -par son manque d’expérience entre autres-, une mauvaise évaluation des distances et des vitesses, et, inconscience due à l’âge, une folle envie de jouer partout, surtout après des heures studieuses et contraignantes… Protéger, et ce quel qu’en soit le prix, les plus faibles dans notre société cela ne serait-il pas la vocation même de la République, ça ?



sécurité routière aux abords du groupe scolaire des mailheuls : un gros problème mais des solutions

L’aderep a lancé sur ce blog, en novembre, une enquête sur le circulation des piétons autour des établissements du groupe scolaire des Mailheuls, en voici le document final évoquant plusieurs choix possibles, plusieurs solutions afin de sécuriser ou même simplement de mieux signaler les écoles.

tracesdepneus.jpg Nous n’avons pas LA SOLUTION arrangeant tout le monde, LE TRUC qui permettrait à certains parents de chercher en voiture leur enfant en classe, LA CHOSE qui permettrait à chacun de stationner devant chez lui, LE BIDULE qui rendrait les autobus invisibles et rendrait conscients les quelques automobilistes indisciplinés que des vies sont chaque jour en jeu à ces endroits précis. Nous avons pris rendez-vous avec monsieur Solé, adjoint au Maire de Coursan, et différents partenaires possibles dans ce dossier afin de transmettre les propositions issues de vos et de nos réflexions. Nous ne sommes pas maîtres des décisions, mais tenterons de peser dans les réunions préparatoires en gardant la seule motivation qui nous préoccupe, la mise en sécurité de tous les usagers et surtout des plus innocents, les enfants. Voici in extenso ce document :

Proposition de document de travail

Révision du plan de circulation autour des établissements scolaires des Mailheuls (Collège + Miquel + Casanova) 

Vue satellite groupe Mailheuls 

Situation actuelle :

Le groupe scolaire en question est entouré et desservi par : 

*    la rue des Mailheuls, étroite en son début en sens unique, stationnement unilatéral mais complété par un stationnement sauvage sur et le long du trottoir opposé, trottoirs impraticables, en sens unique, circulation vers le collège et à double sens partiel pour permettre la dépose des autocars scolaires et l’accès à leurs places de stationnement, trottoirs carrossables sécurisés; 

*    l’avenue Marcel Senty, à double sens, trottoirs carrossables sécurisés ; 

*    l’avenue Jean Moulin, en sens unique, trottoirs carrossables sécurisés ; 

*    la rue Ledru-Rollin, étroite, en sens unique à stationnement alterné, trottoirs impraticables (la rue Ledru-Rollin est utilisée par de nombreux utilisateurs des deux écoles maternelle et élémentaire, à pied, souvent avec poussettes, ainsi que par des enfants seuls de l’élémentaire aux heures d’entrées et de sorties scolaires) 

Objectifs : 

*    Améliorer la fluidité des trafics de desserte et de transit;

*    Mettre en sécurité physique les piétons et plus particulièrement les usagers des écoles dans les parties « délicates » du parcours piéton ; 

*    Détourner une partie de la circulation de transit aux heures scolaires ;

*    Réduire les risques d’accidents ;

*    Rendre lisible l’accès aux établissements scolaires ; 

Ralentir physiquement la vitesse des véhicules automobiles, voire partiellement l’interdire. 

Plan du quartier des Mailheuls 

Action technique :

1. Inversion du sens de circulation de la rue Barbès au nord ouest de l’ensemble scolaire.

(Cette solution a été mise en pratique lors des récents travaux de l’avenue Jean Jaurès)  La rue Barbès, à stationnement unilatéral, rectiligne, draine la circulation de transit des automobiles avisés venant de la D1118, (l’avenue Jean Jaurès), ne dessert aucun commerce et permet à l’automobiliste d’éviter aux heures de pointe, le carrefour avec la D6009 (l’avenue de Toulouse). Elle accroît l’encombrement du carrefour de l’avenue du Grand Selve, face à la zone d’activité.

Après : 

La rue Barbès, à stationnement alterné, devient parallèle en sens de circulation à la rue Hoche. Sa rectitude et la largeur de ses extrémités permettent aux véhicules lourds de transiter vers la route des plages plus facilement que par la rue Hoche. La circulation de transit qui se divise en deux flots, rue Hoche et rue Barbès, est fluidifiée au regard du carrefour avec l’avenue Jean Jaurès. Ce changement ne peut se faire qu’en regard du retraitement de la circulation de la rue des Mailheuls à cause du croisement avec celle-ci à la Bascule.

2. Traitement de la rue des Mailheuls jusqu’à la rue Henri Martin et de la rue Ledru-Rollin

Dans ces deux rues, le cheminement des piétons tient de l’équilibrisme et de la cascade. Les trottoirs sont inutilisables, les rues étroites et fréquentées. La desserte du collège par les autobus qui empruntent la rue des Mailheuls, ainsi que l’arrêt devant l’école maternelle, créent parfois des bouchons qui se reportent sur le carrefour de l’avenue Jean Jaurès. Le carrefour Mailheuls/Ledru-Rollin a été équipé de barrières de sécurité très souvent détériorées accidentellement. La visibilité des automobilistes débouchant de la rue Ledru Rollin est quasi nulle les obligeant à s’engager dans le carrefour au-delà du panneau STOP. Les véhicules un peu longs (type camping-cars) qui circulent dans cette rue ne peuvent tourner sans manœuvrer (Il faut décrocher les attelages). La rue des Mailheuls est régulièrement prise à contre sens et ce parfois très rapidement (camions du chantier récent, autobus chargés d’enfants, véhicules municipaux, véhicules de la gendarmerie…). La quasi rectitude de la rue des Mailheuls et l’absence d’obstacle physique à la vitesse, rendent cette rue et son carrefour avec Ledru-Rollin très fortement accidentogène. La totalité de la circulation automobile de desserte scolaire de l’école maternelle venant du nord du secteur scolaire transite par la rue des Mailheuls.

Option A : Piétonisation partielle de la rue des Mailheuls, à partir du carrefour de la place de la Bascule jusqu’à la rue Henri Martin et piétonisation totale de la rue Ledru-Rollin.

*    Cette option la plus favorable au cheminement piétonnier semble la plus logique mais est aussi la plus coûteuse puisqu’elle impose un retraitement des chaussées, la pose d’obstacles physiques pour empêcher à un ou deux endroits la traversée des véhicules. Il faut aussi prévoir l’accès aux garages et aux véhicules de déménagement ou de secours. Elle reporte aussi partiellement vers les rues adjacentes les stationnements actuels, sauf à envisager, rue des Mailheuls, un parking pour les riverains.

Option B : Piétonisation partielle de la rue des Mailheuls, à partir du carrefour de la place de la Bascule jusqu’à la rue Ledru-Rollin et inversion de sens de circulation de la rue Ledru-Rollin.

*    Supprimant la dangerosité du carrefour Mailheuls/Ledru-Rollin, en évitant la confrontation des véhicules, cette option rajoute dans la rue Ledru-Rollin, très utilisée par les piétons en son milieu, aux heures de sorties scolaires, une circulation de transit des parents du collège, en plus de la circulation de desserte de la maternelle.

Option C : Piétonisation de la rue Ledru-Rollin et mise en stationnement alterné des véhicules de la rue des Mailheuls, traitement physique pour casser la rectitude de cet axe.

*    L’inconvénient majeur de cette option réside dans le fait que la circulation des piétons et leur mise en sécurité, rue des Mailheuls, de la Bascule à la maternelle Casanova, ne sont pas résolues. La circulation de transit continue à passer sur cet axe fréquenté par des piétons. L’alternance du stationnement n’est possible que par le retraitement de la hauteur des trottoirs de droite de la rue des Mailheuls, trop hauts, inégaux, peu planes.

Option D : Changement de sens de circulation de la rue Ledru-Rollin, la rue des Mailheuls restant inchangée

*    Supprimant la dangerosité du carrefour Mailheuls/Ledru-Rollin, en évitant la confrontation des véhicules, cette option rajoute dans la rue Ledru-Rollin, très utilisée par les piétons en son milieu, aux heures de sorties scolaires, une circulation automobile de transit vers l’école Miquel.

Option E : Changement de sens de circulation de la rue des Mailheuls et de la rue Ledru-Rollin.

*    Inconvénient majeur, le report intégral de la circulation de transit est-ouest par des rues étroites à la place de la rue Barbès. La dangerosité n’est éliminée que pour les véhicules au carrefour Mailheuls/Ledru-Rollin, mais dangerosité renforcée pour les piétons.

Option F : Pose de « gendarmes couchés » rue Ledru-Rollin et rue des Mailheuls.

*    Cette solution, la moins coûteuse, est liée à la proposition 4, l’interdiction de circuler aux véhicules de transports scolaires. Elle n’est pertinente que dans le cas d’un maintien du trafic automobile par ces rues, donc pour les options B-C-D-E.

3. Traitement de la rue Henri Martin

La rue Henri Martin, à double sens, est étroite, dangereuse pour les piétons car partiellement sans trottoirs utilisables, son débouché sur la D1118 est dangereux (miroir parfois illisible) et fait doublon avec l’avenue Antoine Ortuno.

Option A’ : Mise en sens unique de la rue Henri Martin pour la desserte des établissements scolaires

*    Les véhicules légers peuvent se servir de cette voie comme desserte de l’école maternelle si l’on envisage des places d’arrêt « dépose voyageurs » à son débouché sur la rue des Mailheuls (par exemple par un stationnement en épi). Cette proposition est cohérente avec les options A-B-C-D de la proposition 2.

Option B’ : Piétonisation de la rue Henri Martin

*    Mise en sécurité de la desserte piétonne des établissements scolaires venant des quartiers nord-est et ne passant pas par la Bascule ni par Ortuno. Cette option, cohérente avec l’ensemble de la proposition 2 suppose un traitement de la chaussée au carrefour Martin/Jaurès pour permettre la traversée sécurisée de cette dernière.

4. Arrêté d’interdiction de circulation aux véhicules de transports scolaires (et autres poids lourds) par la rue des Mailheuls.

Les autocars de desserte du collège utilisent les axes au cheminement piéton sécurisé la D1118 (avenue Jean Jaurès) puis l’avenue Antoine Ortuno, rue à double sens sans places de stationnement, et rejoignent leur place de stationnement par la rue des Mailheuls dans sa partie à double sens. Ce changement d’habitudes impose le traitement du parking des autobus pour en faciliter la rotation (Places de stationnement, arrêt dépose des collégiens, trottoirs traités).

5. Pose d’un éclairage plus efficace dans les rues des Mailheuls et Ledru-Rollin.

La visibilité nocturne du carrefour de ces deux axes devient réelle. En hiver, l’éclairage plus puissant rend la sortie du soir des élèves et leur cheminement piéton visibles des autres usagers des deux rues (automobilistes, mais également cyclomotoristes et cyclistes sans éclairage).

6. Fléchage favorisant l’accès à la maternelle et au collège au carrefour avenue Jean Jaurès/avenue Ortuno et le cas échéant, via la rue Henri Martin ainsi qu’avenue Marcel Senty/chemin des Mailheuls.

7. Mise en place d’une signalétique, agressive et adaptée, avertissant les automobilistes de l’approche d’un groupe scolaire.

Propositions faites par le Bureau de l’aderep à la Commission chargée du plan de circulation de la ville de Coursan        



L’indépendant du 19 octobre

Collège bloqué 



la presse locale relaie l’information le Midi Libre et l’Indépendant du 20.10

20.10.2010

Point Virgule

Manifestation dangereuse.

Lundi matin la tentative de blocage du CES des Mailheuls par les élèves a failli mal tourner. En effet ces derniers avaient bloqué le début de l’avenue des Mailheuls avec quelques conteneurs à poubelle et des barrières prises sur le chantier voisin. Un chauffeur de bus du ramassage scolaire énervé a cru bon de forcer le barrage avec son véhicule et a envoyé voler conteneurs et barrières qui ont dégradé quelques véhicules. Mais avec quelques 200 élèves répartis pas loin des barrières cela aurait pu s’avérer assez dangereux pour ces derniers. Plus de peur que de mal mais il faut garder son calme même si quelques débordements sont bien sûr assez énervants pour ceux qui travaillent.

09:34 Publié dans le blog de l’indépendant 



blocage des bus scolaires par des collégiens, rue des Mailheuls

Vers 8 heures du matin, ce lundi 18 octobre, plus d’une centaine de collégiens ont manifesté, semble-t’il contre la réforme des retraites, en décidant de bloquer l’accès des bus scolaires qui empuntent, souvent à vitesse excessive, cet axe étroit de notre commune. Instrumentalisé ou spontané, ce mouvement à ses débuts bon enfant, barricade de poubelles-containers, slogans anti Sarkozy, ressemblait à un monôme étudiant, mais en très, très, « plus jeune ». Ah que nous savons être à la pointe de l’actualité, nous autres aderepiens… La manifestation collégienne a été photographiée, mais malheureusement pour nous tous, les photos sont floues. Nous vous en offrons quand même quelques unes et témoignerons de ce que nous avons vu.

Que l’on aime ou non travailler plus longtemps, que l’on apprécie ou non l’expression artistique des ados, force nous est de constater que ni ombre de policier ni de gendarmes nous ne vîmes avant une bonne demi-heure (un véhicule de patrouille et deux pandores). Par contre, si des parents ont soutenu et soutiennent leurs enfants dans ce combat, d’autres, certainement surpris, ont dû bondir de leurs fauteuils. Mais cela est affaire de chacun, la laïcité respecte le droit à la pensée dogmatique individuelle. Mais qu’est-il arrivé à ce chauffeur de Keolis, le transporteur scolaire de la CAN, qui, tout en téléphonant, a décidé de redémarrer violemment son bus chargé, pour le mener contre vents et marée humaine, à bon port en brisant le blocus, malgré la présence des obstacles (grilles du chantier proche, plots, panneaux de signalisation, poubelles), mettant ainsi en danger la vie des ados qui entouraient le bus.

Ce comportement irresponsable de la part d’un transporteur d’enfants n’a eu pour toute conséquence, outre le traumatisme certain causé aux témoins sidérés de la scène, que de lui endommager la carrosserie de son autobus, et, poussant avec celui ci, deux poubelles à roulettes et une barrière de chantier métallique, d’envoyer par dessus le trottoir à sa droite, la boite à ordures brune, et contre 4 voitures innocentes qui ne circulaient pas bien qu’il y ait quelque chose à voir, la grise. tôle froissée, rétroviseurs satellisés en orbite, bref, tout ce qu’un conducteur, même en état de panique ne saurait être amené à faire…

changement de contenu du texte initial, retrait d’un paragraphe*

Résumé, un conducteur pète ses plombs en téléphonant, risquant à quelques centimètres près d’écraser un, voire plusieurs enfants, au volant de son car chargé d’ados, défonce plusieurs voitures au moyen d’une arme par destination (poubelles), devant témoins…

Incivisme d’ados fort peu responsables, et partis visiblement pour une journée ensoleillée de cours séchés, face à un comportement incivique criminel… Faites-vous votre avis, hiérarchisons la gravité.

A propos, vous comprenez pourquoi les photos sont floues ??? Ben la panique à l’idée d’être témoin d’un écrasage d’enfant bousculé par le déplacement des masses…à 3 cms du bus

1.Attroupement d'ados qui arrêtent les bus Les chauffeurs de bus s’arrêtent au barrage filtrant des collégiens

2passagedesbusaucomptegoutte.jpg Les bus passent le barrage filtrant roulant avec prudence

3despoubellescommebarricade.jpg Le chauffeur du bus suivant, immatriculé 1975 RF 11, pousse violemment, devant lui, depuis le coin de la rue, deux poubelles et une barrière métallique de chantier

4lechauffeuracclre.jpg Le Jeu de billard sur le busodrome, à sa droite la poubelle brune vole en l’air après choc contre une voiture, catapultée par son bus, à sa gauche, la poubelle grise, coincée entre bus et voitures, érafle plus ou moins violemment 4 voitures

5lescollgienssuivisparlapatrouilleuse.jpg Un bon quart d’heure après l’arrivée des bus, les collégiens déplacent leur manifestation vers le collège, la patrouilleuse de la gendarmerie roulant à leur suite

*ndlr : Cet article a été retouché le 19 octobre suite à la discussion téléphonique des plus constructives que nous avons pu avoir avec le responsable de Keolis qui n’a pas la même version d’une conversation téléphonique reçue dont nous faisions état en toute bonne foi. Afin d’éviter toute polémique ultérieure qui masquerait la gravité de l’incident originel, nous avons préféré retirer de notre propre initiative un passage de l’article.

Commentaires :

BEUSQUART oct 19, 9:09

Des collégiens n’ont pas à faire grève !!!! Le chauffeur ne faisait que son travail mais il fut empêché par des petits “cons” d’ados, qui ne ce sont pas gênés pour frapper et jeter des projectiles contre le bus!
Alors qui est irresponsable, le chauffeur de bus accablé sans scrupule ou des parents et enseignants laissant faire tout et n’importe quoi à des gamins ? Pour ma part la réponse est claire!
Si il y avait tant que ça la peur d’assister à un “écrasage”d’enfants, pourquoi les personnes présentes n’ont pas bougées pour arrêter ça et ont préférées prendre leurs photos et réfléchir à leur article !!! Il aurait peut être fallu réagir au lieu d’attendre que ça se passe !

réponse de l’aderep :
Très cher monsieur,
Le chauffeur du bus est un adulte et non un adolescent , il prend ses responsabilités, dans ce cas il a choisi de mettre en danger la vie d’adolescents, si démarrer en trombe, en téléphonant, en poussant devant lui des poubelles, en persévérant après avoir dégradé la première voiture sans freiner, représente sa capacité de maîtrise de soi-même, il n’est pas évident que des parents et la collectivité fassent bien de lui confier leurs enfants. Le choix entre sauver un bus de petites dégradations, certes condamnables, ou risquer des vies d’enfants, est- ce cela le choix que vous évoquez?
Il n’y a pas “des personnes” qui assistaient sans intervenir à la scène, mais moi à mon réveil, en peignoir, photos prises du premier étage, à l’origine pour illustrer les difficultés de circulation dans la rue, et n’étant pas superwoman je ne suis pas encore en mesure de voler d’un étage surtout en un dixième de seconde, temps qu’il a fallu à cette personne irresponsable pour agir ainsi.
Quant au fait de déterminer si les collégiens ont le droit de grève ou non, je vous suggère de relire l’article pour constater que vous n’y trouverez aucune prise de position concernant ce débat, vous vous insurgez contre les mauvaises personnes, mes enfants n’étaient pas au blocus. Ecrivez à Monsieur Chatel par exemple…
Il est tout aussi évident qu’un collégien se doit d’être au collège quand les parents l’y envoient qu’il est incontournable pour un chauffeur de savoir maîtriser ses nerfs, et faire son travail en gérant une situation tout à fait gérable, ce que trois ou quatre autres chauffeurs qui sont passés avant lui ont démontré de façon adulte et censée.
Les professeurs ayant fait de leur mieux pour tenter de maîtriser une situation d’exception, (eh oui, je suis sortie peu de temps après pour empêcher les ados de causer des dégâts avec les barrières et les poubelles……..et je les ai vus qui tentaient de calmer les enfants et les faire entrer en classe) je vous propose d’aller leur donner vos solutions pour empêcher les blocus à venir avant de les accabler.
Aucun parent ni aucun enseignant responsable n’a pu envoyer des adolescents de cet âge commettre une bêtise collective ou les inciter à sècher des cours.
Nous maintenons donc tout à fait notre prise de position dans le blog et vous remercions de votre contribution au débat.

véronique oct 21, 8:58

une petite question : existe-t-il un barème pour les insultes car pour des collégiens qui font grève c’est “petits cons” mais pour le chauffeur de bus qui “pète un plomb” et qui aurait pu blesser, ou même pire, un ado ou même la petite mamie partant chercher son pain, on dit quoi ? Une petite suggestion peut-être ? non, peux pas bou ! je suis trop polie.

mimi oct 29, 10:13

je ne cautionne pas le comportement du chauffeur mais il faut comprendre qu ils ont chez keolis des imperatifs horaire tres serres on peut comprendre aussi qu il a put avoir peur .votre facon de relater l affaire peut lui faire perdre son job il est pere de famille.pour ma part mepme en peignoir si je vois des gosses en danger je pense que j irai a leur secour plutot que de penser a prendre des photos.

réponse de l’aderep :
Qui peut cautionner le comportement de ce chauffeur de bus ?
Qui peut ne pas comprendre que dans un moment de panique, n’importe qui peut avoir un comportement absurde ?
Qui peut croire qu’en pensant au respect des impératifs horaires très serrés de l’employeur, la fatigue éventuelle, le stress rajoutés peuvent justifier un mauvais choix d’adulte responsable ?
Qui peut croire qu’une autre façon de “relater l’affaire” aurait donné une autre vision de l’absurdité du comportement ?
Qui accepterait, sous prétexte que ce “père de famille” a un job, qu’il puisse risquer la vie des enfants de bons pères de familles ?
Qui peut croire que l’exemplarité de l’adulte paniqué face à des “gosses”, par définition immatures, est justifiable ?
A qui fera-t’on croire que dans un reportage photo d’un évènement bon enfant (la manifestation des collégiens), la seconde où l’évènement s’est produit aurait pu être modifiée par l’intervention d’une personne en peignoir qui aurait sauté de la fenêtre de sa chambre pour stopper un autocar ?
Quelle que soit la faute éventuelle commise par ce chauffeur dans son comportement absurde, nous n’avons en rien justifié ni la “grève des collégiens”, ni le blocus de la rue, ni l’absence d’intervention a priori des forces de l’ordre prévenues, ni la non intervention des adultes présents dans la rue, ni la pression exercée par son employeur, ni … . Nous n’avons que relaté un fait absurde (pousser des poubelles containeurs contre des véhicules stationnés en les dégradant) que nous avons saisi par hasard, et dont, sans le recours à notre témoignage sur ce blog, des collégiens avaient été accusés le jour même par des “adultes responsables”.
Le patron de Kéolis comme les assureurs, la gendarmerie comme le Collège ont reçu par ce blog, le témoignage des évènements tels que vus par un témoin. Nous n’avons reçu aucun autre témoignage, juste des prises de position qui par sympathie aux collégiens, qui par sympathie au chauffeur.
Qui accepterait de communiquer des interventions de ses collègues ici, qui en accusant le système de mettre des collégiens dans la rue, en les traitant d’irresponsables, en jetant la pierre aux témoins, en faisant passer pour un début de révolution ce qui n’était qu’un simple chahut, justifie ainsi le comportement que vous ne pouvez, comme nous, cautionner ? Qu’il soit père de famille ou célibataire endurci, tout le monde peut comprendre un moment d’égarement, mais personne ne peut l’excuser. Les tentatives de certains de ses collègues n’ont fait que renforcer l’idée qu’ils approuvaient son comportement en rejetant la faute sur les collégiens. Ces commentaires, pouvant se retourner contre l’intéressé lui-même dans une possible enquête, ne sont évidemment pas restés sur ce blog.
L’article restera, c’est un témoignage, partial comme tous les témoignages. Toute contribution au débat sur les attitudes citoyennes sont les bienvenues. (Un forum a été ouvert ici sur l’expression des collégiens)
Cessons là, l’aderep n’est pas le syndicat des transporteurs ni un groupement de défense pour la grève des collégiens, encore moins une association de parents d’élèves ou un collectif de défense des témoins, mais un mouvement citoyen de citoyens.
Mais posons-nous la question tout de même de savoir si le comportement de ce chauffeur eut été plus acceptable confronté à un paquet de touristes japonais ou un groupe de retraités en promenade…



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