maximes et dictons, …vers une classe moralisée

Monsieur Luc Chatel est un de ces Ministres de l’Éducation qui, à maintes occasions nous rappelle combien l’école d’autrefois était école d’excellence et combien nous devons la regretter. Il en est ainsi en substance du « plus d’élèves dans les classes ce n’est pas forcément une mauvaise chose » à « la qualité prime sur la quantité » (on va en toucher un mot aux héritiers d’Honoré de Balzac).

Monsieur Luc Chatel doit donc être un nostalgique de l’époque où les classes de maternelles avaient 50 élèves même dans les « cités d’urgence », comme on disait à l’époque.

Monsieur Luc Chatel sait bien qu’il est le Ministre qui fournit les sur-diplômés qui sont de plus en plus nombreux à rejoindre la cohorte infinie des chômeurs.

Au lieu de se rappeler qu’à la belle époque du baby-boom, des classes surchargées et de la distribution du lait Mendes-France, l’Éducation Nationale avait pour objectif d’amener 20% d’une classe d’âge au baccalauréat et donc, l’immense majorité des élèves au seul Certificat d’études, il pense qu’à l’heure de la WII et du tout internet, les enfants peuvent être accueillis dans les mêmes conditions, et surtout que ce sont les mêmes enfants, la même école, les mêmes méthodes d’enseignement, en portant à 80% le taux de réussite au bac. Mais gardons-nous bien de condamner ce point de vue puisque bientôt, logiquement et consécutivement, comme jadis, la classe devrait démarrer en novembre le temps que nos enfants récoltent manuellement dans les champs, en ces temps difficiles, force patates. Ne nous moquons surtout pas de lui, tout le monde veut bien ses émoluments et sa voiture de fonction, mais personne ne voudrait la place de bonimenteur.

Donc, lubie de la rentrée et surtout contre-feu médiatique aux suppressions de postes, monsieur Luc Chatel aimerait que, bien assis sur leurs chaises, quotidiennement, l’enseignant fasse méditer les têtes blondes ou décolorées sur un dicton, une maxime, une morale (comme si les enseignants, depuis la belle époque en question, avaient oublié qu’ils étaient aussi des éducateurs et se l’interdisaient quand l’occasion s’offrait à eux). Nous, on aimerait bien aider monsieur Luc Chatel à constituer un panel non exhaustif de ces précieux sésames de la vie sociale et scolaire apaisée.

Ainsi avons-nous sélectionné et commenté à sa place (et classé luxueusement) quelques dictons populaires ou précieux, ça peut toujours aider un enseignant à cours d’idées :

Bons dictons :

La Loi du plus fort est toujours la meilleure. Objectif pédagogique : Introduction à la notion de hiérarchisation de toute société et au respect dû aux chefs.

Bien crédule est celui qui ne ment jamais. Objectif pédagogique : Bannir à tout jamais l’éducation post soixante-huitarde et permettre le renouvellement futur de la classe politique.

Tout ce qui brille n’est point or. Objectif pédagogique : Appréhension de la notion de valeur relative de l’éclat de la richesse, ainsi, une Rollex brille aussi même quand elle est en platine.

Le crime ne paye pas. Objectif pédagogique : Acquisition subtile et surtout moins voyante de la maxime présidentielle : Travailler plus rapporte plus.

L’oisiveté est mère de tous les vices. Objectif pédagogique : Établir par délation la liste des parents d’élèves demandeurs d’emploi et donc oisifs dont la fourberie et l’obstination à ne pas travailler plombent les statistiques du chômage.

On ne change pas une équipe qui gagne. Objectif pédagogique : Expliquer par l’antithèse le maintient en place du Gouvernement.

L’union fait la force. Objectif pédagogique : Accélérer le recrutement à l’UMP.

L’erreur est humaine. Objectif pédagogique : Démontrer qu’il n’y a jamais, dans la vraie vie, d’erreur de la banque en votre faveur comme au Monopoly.

On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Objectif pédagogique : Aimer le Président.

Dictons savonnettes (utilisation à éviter) :

Travail-Famille-Patrie. Cette notion juste et qui résume la pensée majoritaire politiquement correcte aurait une connotation passéiste et négative pour certains…

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. A l’heure de la crise financière universelle du monde mondial, l’utilisation de ce dicton pourrait faire croire que nos dirigeants jeunes et dynamiques souffrent d’handicaps…

Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. Utilisation délicate en milieu défavorisé…

Les loups ne se mangent pas entre eux. Délicat selon les « affaires » en cours, à manipuler avec précaution…

Dictons stupides :

De la vérité jaillit la lumière. Contre-vérité économique, c’est d’AREVA et d’ERDF que la lumière arrive.

Chose promise, chose due. Il ne faut surtout pas que les futurs électeurs croient en ces billevesées. Privilégions alors en remplacement cette autre maxime : Promettre et tenir sont deux.

Bien mal acquis ne profite jamais. Celle là a fait beaucoup rire la famille B. de Neuilly-sur-Seine.

Qui ne dit mot consent. Utilisation exclusive en institut spécialisé dans l’accueil des mal entendant.

Plus on est de fous, plus on rit. Dicton populaire erroné car plus on met d’élèves dans une classe, plus ils doivent travailler et non se distraire.

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. Dicton extrêmement spécialisé et limité à l’école de la Manufacture des Tapisseries royales d’Aubusson.

Qui paye ses dettes s’enrichit. Cette maxime ne prend pas en compte les taux d’intérêts et la contribution des créateurs de bulles spéculatives.

Dictons prohibés :

Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin, elle se casse. Dangerosité extrême dans certaines classes qui risquent une déscolarisation massive les jours de natation scolaire.

Sous les pavés, la plage. Dicton faux, créé en 1968 par des fumeurs d’herbe à rire, car sous les routes de France, tout le monde sait qu’il y a de l’agrégat.

Il est interdit d’interdire. Maxime interdite.



anonymat, racine grecque, ανώνυμος, « sans nom », qualité de ce qui est sans nom ou sans renommée

Madame X (respect du droit à l’image de l’écrit du graphisme de l’alphabet) nous promet téléphoniquement de « démonter l’aderep » si son nom apparaît publiquement sur internet et que ça va aller à la Gendarmerie de là où qu’on porte plainte quand on est une élue officielle d’un conseil d’école officiel et qu’on veut rester anonyme. Madame X n’a jamais pensé qu’un jour son rôle d’élue représentante des parents d’élèves consisterait en autre chose qu’à la confection de gâteaux pour téléthons et caranavals et que cela rendrait son anonymat impossible ?

Eh bien non, madame X, nous ne retirons rien, surtout pas le nom de celles et ceux qui publiquement prennent position (c’est aussi de l’apparence et de l’attitude que nous parlons) en leur qualité de représentant élu, c’est justement la noblesse d’une élection que d’investir les élus d’une haute mission confiée par leurs électeurs. Vous êtes un personnage public, vous l’avez souhaité, assumez ! En l’occurence votre rôle était de représenter en ce conseil d’école extraordinaire du 26 novembre, les parents d’élèves et donc de leur faire hommage. Vous fîtes, à commencer par vos atours et vos apprêts, honneur à votre délégation, nous le maintenons, madame Céline Ledesma. Autrement que par votre fonction élective, madame X, en tant que madame X, vous ne nous intéresseriez nullement, croyez-nous en désolés.



fcpe ou hooligans ? localement on a de sérieux doutes, …ou pas

L’on était en droit de s’inquiéter sur les occupations extra-scolaires des représentantes de la liste concurrente sur l’école élémentaire Jeanne Miquel, liste menée par madame Stéphanie Martinez…

sorcires.jpg

Elles téléthonisent en distribuant force cagoules et gourdins, mais qui veulent-elles bastonner ? Bon, madame Christine Sune-Christ (ex présidente de la FCPE, non, du Comité, non, du Conseil Local, non, enfin, ex Présidente du truc FCPE Casanova-Miquel) n’est plus colistière, parce qu’elle a refusé de mettre une cagoule, c’est possible. Cette prise de conscience de sa capacité à effrayer sans cagoule, à marcher incognito sans artifice, nous n’aurions jamais pu aller jusque là. Nous compatissons néanmoins.

Extrait du Facebook de Stéphanie Martinez

Pour savoir de qui elles parlent, arrêtons-nous donc sur le Facebook de madame Coryne Pallares, numéro 2 de la liste des parents bastonneurs…

Extrait du Facebook de Coryne Pallares

C’était donc la saison de la chasse à la connasse sauvage… Et on ignorait cela. On a le vocabulaire et le matos  »amas zone » à la FCPE de Casanova-Miquel.

Bien entendu, Facebook étant reconnu comme espace semi-public, ce qui y est écrit comme propos outranciers est considéré comme redevable de la Justice et donc recevable en Justice. On écrit toujours de trop, les Gendarmes ont apprécié les documents complets.

Décidément, madame Cathy Peix, présidente départementale de la FCPE qui est venue à Coursan adouber les flingueuses de conasses (sic) sauvages, et qui le confirme dans la lettre ci dessous, nous ne partageons pas les mêmes valeurs. Pas la même langue vernaculaire que vos représentantes locales non plus…

Lettre de soutien de Cathy Peix aux flingueuses de connasses 



CLIS : billet d’humeur volontairement polémique

Y’en a des que cela ne concerne pas directement, qui n’ont pas de solution et qui s’en balancent royalement, un moniteur de ski de piste de Tahiti pris au hasard, pourquoi pas une vendeuse d’huitres à l’ambassade de Moldavie…

Y’en a des que cela ne concerne pas personnellement et qui, pourtant s’y intéressent en posant des questions qui dérangent, un épicier, une demandeuse d’emploi, un instituteur, un médecin, une retraitée, un député, un conseil d’admin d’une association que ça défend l’école ou un truc comme ça…

Y’en a des que cela concerne et qui aimeraient bien garder quelques prérogatives, un conducteur de VSL, un chauffeur de taxi, un gestionnaire de la Sécurité Sociale, …

Y’en a des que cela concerne, qui souhaiteraient bien que nous nous taisions, qui ont des réponses mais qui sont trop timides pour les donner, un inspecteur, un ministre, …deux ? , trois ! …

Y’en a des que cela ne concerne pas mais qui aimeraient bien économiser des sous, une poignée de hauts fonctionnaires, un lobby de la « tout privatisation, même l’école » et de la « Sécurité Sociale aux mains des Assurances »…

Y’en a des qui ont des enfants qui doivent être, a-t’on un jour décidé, soignés au CMPP en temps scolaire et qu’ont pas les moyens financiers pour les y emmener…

Et puis il y a ce Sénateur UMP (de quoi je me mêle, empêcheur de tourner la caisse enregistreuse en rond…) du Finistère qui, en ce début d’année 2010, interroge madame la secrétaire d’état à la Solidarité sur la fin du remboursement des frais de transport des enfants vers les CMPP… Voici l’oeuvre graphique, que disons-nous… le graph, le tag, de ce « dangereux gauchiste », monsieur le Sénateur Philippe Paul

( http://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ100312494.html ) :

Question écrite n° 12494 de M. Philippe Paul (Finistère – UMP) publiée dans le JO Sénat du 11/03/2010 – page 576 

M. Philippe Paul attire l’attention de Mme la secrétaire d’État chargée de la famille et de la solidarité sur la prise en charge des frais de transport des enfants suivis en centre médico-psychopédagogique (CMP) ou en centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP). Malgré le souhait exprimé par le Gouvernement, dans la réponse à la question écrite n° 10330 de M. Jean-François Mayet, publiée au journal officiel du 19 novembre 2009, de voir la caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) retirer une directive interne demandant aux caisses primaires d’assurance maladie de ne plus rembourser ces frais, cette prise en charge serait toujours interrompue. Si elle perdurait, une telle situation pourrait remettre en cause la poursuite des soins des enfants accueillis dans ces centres. Il lui demande, par conséquent, les mesures que le Gouvernement entend prendre pour rendre le remboursement de ces frais de transport de nouveau effectif. 

La réponse d’un ministre à une question écrite a valeur de circulaire ministérielle et se retrouve donc texte de référence pour tout fonctionnaire (enfin, si nous avons tout juste en instruction civique). Savourons donc, joyeux adérepiens (piennes), en pensant au fonctionnaire lambda de tout en bas de l’échelle qui va devoir comprendre ladite prose :

Réponse du Secrétariat d’État à la famille et à la solidarité publiée dans le JO Sénat du 24/06/2010 – page 1634 

Les textes en vigueur n’envisagent normalement la prise en charge des frais de transport par l’assurance maladie que dans le cadre de déplacements pour recevoir des soins ou pour subir des examens appropriés à l’état de santé des personnes. Les règles de prise en charge en la matière sont fixées par les articles R. 322-10 et suivants du code de la sécurité sociale. L’article L. 242-12 du code de l’action sociale et des familles disposant que « les frais de transport des enfants et des adolescents handicapés accueillis dans les établissements d’éducation mentionnés à l’article L. 321-1 du code de la sécurité sociale sont inclus dans les dépenses d’exploitation desdits établissements » ne s’appliquent pas dans toutes les situations. En effet, les centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) et les centres médico-psychopédagogiques (CMPP) ne sont pas des établissements d’éducation spécialisée assimilables aux instituts médico-pédagogiques. Toutefois, l’assurance maladie prenait jusqu’en 2008 en charge les frais de transport pour six séances au CMPP ou en CAMSP. En juillet 2008, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), par une directive interne interprétant une instruction ministérielle, a demandé aux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) de cesser le remboursement des frais de transport. Le Gouvernement ne partage pas cette interprétation et souhaite, à la suite du rapport remis par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et dans une volonté de traitement d’ensemble de la question des frais de transport des personnes handicapées, que la CNAMTS revienne sur sa directive. D’autre part, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 prévoit dans son article 33, que les frais de transport des adultes en accueil de jour en maisons d’accueil spécialisées (MAS) ou en foyers d’accueil médicalisés (FAM) soient pris en charge par l’établissement lui-même. Enfin, il est prévu d’affiner le diagnostic des autres situations, en particulier, s’agissant des CMPP et des CAMSP alors que les enfants qui y sont accueillis ne relèvent pas en effet nécessairement d’une décision d’orientation par la commission des droits et de l’autonomie de la personne handicapée. Par ailleurs, sur la base des préconisations ce rapport, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 intègre des mesures permettant la prise en compte des frais de transport dans le cadre de l’accueil de jour en FAM et en MAS. Ces mesures représentent près de 36 M€ en année pleine et seront mise en oeuvre dès juillet 2010. 

Et un kilo d’aspirine svpl !

Comme on est tout nouveau, l’aderep n’a pas deux mois de vie publique, on ne comprend pas encore tout, on va essayer de traduire ensemble. Prêts ?

On ne rembourse les déplacements pour soins que des personnes qui ont besoin de soins. Bon, le gouvernement il a pas envie que les enfants malades payent, mais il y peut rien parce que des fonctionnaires indépendants, eh ben ils z’appliquent pas ce que les chefs voudraient bien avoir expliqué clairement, mais qu’ils ont mal écrit puisque ces retors de fonctionnaires ils font tout le contraire et inversement.

Secundo en deuxième, les CMPP sont pas des IMP, un centre médico-psychopédagogique c’est pas un institut médico-pédagogique. Ben oui, c’est vrai, on s’en serait douté, ça ne s’écrit pas pareil. Mais qu’un enfant soit scolarisé en IMP ou obligé de suivre des soins en CMPP pendant le temps scolaire, c’est pareil pour lui puisqu’il est considéré comme malade, qu’il doit être soigné (en institution publique ou en centre associatif) et qu’il doit aller à l’école en même temps.

…et puis, il va falloir « affiner le diagnostic s’agissant des CMPP », ce qui donne comme conséquence, en français traduit du technocratico-langage, 7 mois plus tard, à ce jour donc, « on a affiné le budget transport, très, très affiné, on fait payer le transport vers les CMPP aux familles de 0 à 100% en passant par 35% selon les versions, les départements, le battement de la queue de la vache »… 

D’accord, en avant la ZIK, on pourrait mettre ces enfants en FAM et en MAS, z’avaient qu’à être un peu plus malade, zut ! parce que dans ce cas, on a bien trouvé 36 M€ qui traînaient par là… CQFD.

En attendant, si la CNAMTS (Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés, donc, la Sécu) pouvait de son côté se mettre à obéir à la pensée subliminale des Ministres, ça plairait virtuellement au Secrétariat d’Etat à la Famille et à la Solidarité de l’ancien gouvernement…

Quand on vous dit, madame, que les bons domestiques se perdent…

Rappelons à ce stade de développement, la question de notre sus nommé « gauchiste » : …demande, par conséquent, les mesures que le Gouvernement entend prendre pour rendre le remboursement de ces frais de transport de nouveau effectif.

Réponse en langue moins politicienne : Rien (Clémenceau aurait au moins créé une commission pour enterrer le truc)

ecras.jpg Monsieur Woerth, ex Ministre de la Solidarité, donc Ministre de la réponse de là haut dessus, nous n’allons quand même pas demander à madame Bettencourt de créer en urgence une fondation pour venir au secours des enfants en difficultés scolaires en leur fournissant des patins à roulettes… elle a déjà, dit-on, tant donné.



pensées d’auteurs sur l’école, l’éducation, l’apprentissage

lepenseurderodin.jpg textepenseur.jpg

On a trop tendance à fabriquer des autos avant des autoroutes et des gosses avant des écoles. Frédéric Dard Pensées de San-Antonio

L’ennui, c’est que nous négligeons le football au profit de l’éducation. Groucho Marx

La seule école libre est l’école buissonnière. José Arthur Parlons de moi, il n’y a que ça qui m’intéresse

Ecoles : établissements où l’on apprend à des enfants ce qu’il leur est indispensable de savoir pour pouvoir devenir des professeurs. Sacha Guitry

A l’école en algèbre, j’étais du genre Einstein, mais plutôt Franck qu’Albert. Philippe Gelluck Le chat à Malibu

Mon père voulait que j’aille à l’école. Bon, j’y vais. Je vois un panneau « ralentir, école ». Ils ne croyaient tout de même pas qu’on allait y aller en courant. Michel Colucci dit Coluche

A l’école on peut apprendre, mais il faut apprendre à apprendre et celui qui veut devenir professeur devra apprendre à apprendre à apprendre. Philippe Gelluck Le chat a encore frappé

La mission de l’école ? Apprendre à lire, à écrire, à compter, et à investir le plus intelligemment possible son RMI. Jean Yanne J’me marre



…et un sympathisant de plus, mais nous en relativisons l’impact…

Albert soutient l'aderep Photo d’archive

Nos remerciements à Albert pour la contribution à ce blog.



évolution de l’enseignement

Enseignement 1960

Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100F. Ses frais de production s’élèvent aux  4/5 du prix de vente. Quel est  son bénéfice ?

Enseignement 1970

Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100F. Ses frais de production s’élèvent aux 4/5 du prix de vente, c’est à  dire 80F. Quel est son bénéfice ? 

Enseignement moderne 1970 – Réforme

Un paysan échange un ensemble ‘P’ de pommes de terre contre un ensemble ‘M’ de pièces de monnaies Le cardinal de l’ensemble ‘M’ est égal a 100, et chaque élément sigma de ‘M’ vaut 1F. Dessine 100 gros points représentant les éléments de l’ensemble ‘M’.

L’ensemble ‘F’ des frais de production comprend 20 gros points de moins que l’ensemble ‘M’ représente ‘F’ comme un sous ensemble de ‘M’ et donne la réponse a la question : « Quel est le cardinal de l’ensemble ‘B’ des bénéfices (à dessiner en rouge) »

Enseignement rénové 1980 

Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100F. Les frais de production s’élèvent à 80F et le bénéfice est de 20F

Devoir : Souligne les mots ‘pomme de terre’ et discutes-en avec ton voisin.

Enseignement réformé 1990

Un peizan kapitalist privilegie sanrichi injustement de 20F sur un sac de patat Analiz le tesks et recherche les fote de contenu de gramere d’ortograf de ponktuacion et ansuite di se ke tu panse de cete maniaire de s’anrichir.

Enseignement assisté par ordinateur 2004

 Un producteur de l’espace agricole câblé sur ADSL consulte en conversationnel une data bank qui display le day-rate de la patate. Il load son progiciel SAP/R3 de computation fiable et détermine le cash flow sur écran pitch 0,25mm Energy star.

Code barre  Dessine-moi avec ton mulot le contour 3D du sac de pommes de terre puis logue toi au réseau Arpanot (Deep Blue Potatoes).Via le SDH boucle 4.5, extraire de MIE le graphe des patates.

Devoir : Respecte- t-il la norme ANSI, ISO, ElAN, CCITT, AAL  ?

Enseignement de l’an 2020

Qu’est ce qu’un paysan ? 



une séquence didactique à l’attention des enseignants à cours d’idées (oui, l’aderep, c’est aussi de l’aide aux devoirs pour les profs adhérents)

Proposition de séquence didactique : le presse-purée  par Massimi Pacifico       (Conforme aux nouveaux programmes) 

1) Description d’un presse-purée.

(le professeur dispose d’un modèle dans la valise pédagogique généreusement offerte par Auchan en début d’année)

Objectif : gestion mentale et mémorisation. Le presse-purée n’est proposé à l’observation que pendant 7 mn et 35 s. 

2) Etude d’un texte de Parmentier sur la pomme de terre.

(trouvé dans l’école des lettres, une revue érudite)

Objectif : champ lexical du tubercule. 

3) Exposé d’élèves sur l’histoire de la pomme de terre, son introduction en France.

Présentation de presse-purée d’époques différentes.

Objectif : travail transversal français-histoire. 

4) Cours à dominante orthographique.

L’accord des noms composés ( à commencer par presse-purée )

Objectif : maîtrise de la catégorie du nombre, la composition en tant qu’elle permet de faire apparaître dans le cadre d’une unité lexicale des relations sémantico-syntaxiques susceptibles d’être manifestées par une unité syntaxique de plus grande dimension.

5) Cours à dominante grammaticale.

L’article partitif devant des noms non comptables : De la purée (vs) Des pommes de terre.

Objectif : prendre conscience que la purée ne se compte pas et que Flodor est la meilleure purée déshydratée sur le marché (en vente chez Auchan). 

6) Sens propre, sens figuré à partir de l’étude d’une bande-dessinée.

« Purée, i fait chaud » (Jobard en Arabie Saoudite, Casterman) .

« Cet homme est une patate » vs « il a traité ses patates contre le doryphore. »

Travail à la BCD : cherchez les expressions ou locutions figées contenant les mots : “presser”, “purée”, “pomme de terre”. La classe aura été préalablement divisée en trois groupes.

Objectif : Fécule figuré et fécule figurant, vers une métonymie du pataquès. 

7) Atelier de conjugaison.

Presser (vs) peler. Verbes du 1er groupe, particularités.

Objectif : les formes fléchies du verbe, flexion et réflexion. 

8) Etude du discours explicatif.

(à partir d’un mode d’emploi de presse-purée téléchargé sur internet. www.Patatedouce.auchan.com.lesconnecteurslogiques.)

Objectif : savoir faire des frites de façon autonome, appréhender le discours explicatif. 

9) Etude du discours narratif.

(Germinal, édition abrégée Reader-Digest).

Lecture méthodique du passage où Lantier, rescapé d’un coup de grisou, mange une bonne purée à la maison.

Objectif : fournir un alibi cuturel. Utilisez le crible tabulaire fourni en kit. 

10) Visite du musée de la pomme de terre, après projection d’un film : » Le tubercule, cet inconnu ».

Les élèves sont invités à prendre des notes pour renseigner une grille d’auto-évaluation qui leur permettra de dessiner convenablement le « Labyrinthe Parmentier » et de remplir la grille de mots-croisés orthographiques MacDo junior qui donne droit à un déguisement de Pomme de terre. Ainsi déguisés, les gagnants pourront entrer gratuitement tout un week-end à Euro-Disney (partenaire de Auchan et MacDo).

Objectif : augmenter ma note administrative, sinon j’aurai jamais la hors-classe. 

11 ) Production d’un texte.

« Vous êtes une pomme de terre cuite au fond d’une casserole et vous constatez qu’un presse-purée hostile s’apprête à s’abattre sur vous pour vous broyer . Votre vie repasse dans votre esprit comme un film. Racontez votre histoire, depuis votre naissance dans un plant jusqu’à votre chute dans l’eau bouillante. Analysez vos sentiments et vos sensations. »

Consignes : utilisez la 1ère personne du singulier pour vous exprimer. Monologue au présent. N’oubliez pas les repères spatio-temporels

Objectif : Féculisation et focalisation : le point de vue. Dans le cadre de la citoyenneté et de l’éducation au choix il serait bon que l’apprenant prît conscience des souffrances de la pomme de terre par le biais d’une empathie discursive (Le « je » embrayeur, à la différence du « il » anaphorique peut induire une telle empathie et il sera bon de le mettre en évidence.) 

M. Pacifico, avec la collaboration de votre Supermarché Auchan « Vous n’achèterez plus votre purée au hasard !«  

Texte retravaillé à partir de la source : http://www.sauv.net

(ndlr: Les non enseignants qui n’ont rien compris n’ont pas de soucis à se faire, la pédagogie est une affaire réservée aux spécialistes, circulez, il n’y a rien à voir.)



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